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Spécial St Patrick : 8 légendes irlandaises géniales

Spécial St Patrick : 8 légendes irlandaises géniales

Mis à jour le 14 juin 2017 |
Publié le 16 mars 2016

Par Violaine de Vio’ Vadrouille

Des leprechauns aux trèfles à quatre feuilles, les légendes ont façonné l’imaginaire et la culture irlandaise… Souvent divertissants, parfois étranges, les mythes de l’Île d’émeraude sont pourtant assez peu connus dans l’Hexagone. Retour sur 8 légendes que vous ignoriez probablement… et que j’aime beaucoup.

La Chaussée des Géants

La Chaussée des Géants se situe en Irlande du Nord sur la Causeway Coast. Ce site, classé à l’UNESCO, est formé par la juxtaposition de prismes de lave refroidie (environ quarante-mille piliers de pierre) qui, pour certains, atteignent 12 m de haut… Impressionnant, non ? Mais derrière ces formes naturelles intrigantes se cache une légende, celle d’une bataille ! Finn MacCool, un géant irlandais, souhaite se mesurer à son rival écossais, nommé Benandonner. Il construit alors une chaussée suffisamment grande pour relier les deux pays à l’aide de colonnes de pierre. Mais, intimidé par la taille de son adversaire en le voyant arriver, l’Irlandais décide de ruser et de se déguiser en enfant. En découvrant cet immense bébé, l’Écossais prend la fuite, imaginant la taille terrifiante de son père ! Une histoire amusante et souvent racontée aux enfants irlandais.
Le fin mot de l’histoire ? Si la Chaussée des Géants ne relie plus aujourd’hui l’Irlande à l’Écosse, c’est parce qu’en partant, le géant écossais aurait détruit une partie du chemin afin que son adversaire ne puisse pas le rejoindre.

La Chaussée des Géants, Irlande

La Chaussée des Géants, Irlande ©Gigi Peis/Shutterstock.com

Le leprechaun

Quand on vous dit leprechaun, vous imaginez un petit homme barbu, gardien d’un trésor enterré au pied d’un arc-en-ciel ? C’est bien ça ! Le nom leprechaun vient en fait du gaélique leath bhrogan qui signifie « faiseur de chaussures ». Il est, en effet, présenté comme un cordonnier qui gagne son or en offrant des chaussons de danse aux petites fées (il fallait y penser !). Cependant cet être malicieux et farceur semble passer plus de temps à compter son or qu’à le dépenser. Dernière chose : il s’avère très utile si on parvient à le capturer, exhaussant trois de vos vœux en échange de sa libération !
Les leprechauns vous intéressent ? N’hésitez pas à visiter le National Leprechaun Museum à Dublin.

La banshee

La banshee (du gaélique irlandais Bean Si « femme de l’autre monde ») est un être légendaire issu du folklore irlandais qui a la particularité d’annoncer la mort. De quelle manière me direz-vous ? Par un cri déchirant qui vous glace le sang. Mais au-delà de ça, elle peut aussi changer d’apparence à souhait et passer d’une belle jeune femme à la peau pâle à une très vieille femme décharnée. Messagère de la mort, elle prédit le décès de la personne qui entend sa complainte ou de l’un de ses proches. Glaçant !
Et aujourd’hui ? La culture populaire a contribué à faire connaître cette légende puisqu’on retrouve la banshee dans différentes œuvres littéraires et cinématographiques comme Dark Shadow de Tim Burton.

Le trèfle à quatre feuilles

On dit que pour 10 000 trèfles à trois feuilles, il n’existe qu’un seul trèfle à quatre feuilles. Autant dire qu’ils sont rares, et c’est d’ailleurs cela qui a donné naissance à leur légende. Les druides celtes considéraient ce trèfle comme un « talisman » contre les mauvais esprits. La première feuille représente l’espoir, la deuxième la foi, la troisième l’amour et enfin la quatrième la chance… Trouver un trèfle à quatre feuilles est aujourd’hui encore le présage d’un bonheur à venir : une belle rencontre et, qui sait, un mariage prochain ? Petite précision : le pouvoir du trèfle est total seulement s’il est trouvé par hasard et un soir de pleine lune.
Le saviez-vous ? Les collectionneurs de trèfles à quatre feuilles et plus sont des Ultratrifoliophiles et ceux qui en trouvent des Quadrifoliistes. Vous aurez au moins appris quelque chose 😉

Trèfles, Irlande

Trèfles, Irlande ©kdangelo/Shuterstock.com

Diarmuid, Grainne et Fionn, le triangle amoureux

La légende raconte que Grainne, fille du haut-roi d’Irlande, est promise au célèbre guerrier Fionn Mac Cumaill alors qu’elle ne souhaite pas l’épouser. Lors du banquet qui précède ses noces, son regard tombe sur Diarmuid, un soldat de la garde Fianna, dont elle tombe immédiatement amoureuse. Elle réussit alors à le convaincre de fuir avec elle malgré les premières réticences du jeune homme. Ils parcourent l’Irlande pendant presque 20 ans afin de se cacher de la garde du roi, avant que Fionn décide d’accepter cet amour et de leur accorder son pardon. Mais la fin n’est pas pour autant heureuse… on dit en effet que Diarmuid fut tué par un sanglier ensorcelé alors qu’il participait à une partie de chasse avec Fionn. Une vengeance ? Nul ne le sait vraiment…
Ménage à trois. Les différentes versions de la légende s’accordent sur le fait que Grainne finit tout de même par épouser Fionn pour noyer son chagrin.

Les enfants de Lir

Selon la légende, c’est après avoir perdu sa femme que le roi Lir épouse Aoifa, sœur de la première. De sa précédente union, ce dernier avait déjà quatre enfants qu’il aimait par-dessus tout : Fionnuala, Conn, Fiacra et Aodh. Jalouse de l’attention dont ils bénéficient, Aoifa décide de les emmener se promener près d’un lac où elle les transforme en cygnes afin de les punir. Les enfants sont condamnés à passer les 300 premières années sur le lac Derravaragh, les 300 suivantes dans le détroit de Moyle et les 300 dernières sur le lac Inishglora (oui le temps est infini dans les histoires irlandaises !). La légende (un peu confuse à ce stade, on vous l’accorde) nous dit alors qu’au bout de 900 ans, le Christianisme, envahissant le pays, permet aux quatre cygnes de quitter le lac. C’est ensuite l’union entre une femme du sud de l’Irlande et un homme du nord du pays qui met fin au sortilège et permet aux enfants de retrouver forme humaine.
Pour en découvrir plus ? Au cœur de Dublin, une statue représentant les quatre cygnes est érigée dans le Garden of Remembrance.

Cimetière médiéval, Irlande

Cimetière médiéval, Irlande ©Panos Karas/Shutterstock.com

La merrow, la sirène gaélique

La légende des sirènes irlandaises est bien ancrée dans le folklore national. Le mot merrow provient de l’irlandais muir qui signifie « mer » et oigh qui veut dire « fille ». On raconte que les merrows appartiennent au monde du Sidhe (le monde des fées), et qu’elles sont d’une grande beauté. C’est grâce à leurs vêtements qu’elles peuvent voyager à travers les océans, mais une fois sur terre elles délaissent leur chapeau ou leur cape. De nombreuses merrows sont ainsi victimes des pêcheurs irlandais… en effet, ils dérobent leurs vêtements afin de pouvoir les garder auprès d’eux à tout jamais. Cependant, l’appel de la mer est si fort pour ces épouses piégées, qu’elles n’hésitent pas à quitter homme et enfants si elles parviennent à récupérer leurs biens. Aujourd’hui encore des familles irlandaises célèbres affirment être issues de ces unions entre Merrows et humains.
Au cinéma. La merrow est présente dans le quatrième volet de la célèbre saga Harry Potter lors du tournoi des Trois Sorciers. Elle prend la forme d’une horrible sirène munie d’un trident qui menace Harry Potter durant l’épreuve sous l’eau, dans les profondeurs du lac de Poudlard.

Les changelings

La légende des changelings, dont l’étymologie veut dire « échange », est de celles qui terrorisent les enfants. On dit que les fées, ne supportant pas d’avoir des enfants difformes, viennent enlever un beau bébé humain qu’elles remplacent par leur progéniture. On reconnaît les changelings à leur apparence repoussante mais aussi à leur caractère détestable. Selon la légende, c’est en s’occupant le mieux possible de la « créature » qu’une mère pourra récupérer son véritable enfant. Et il est particulièrement important de se débarrasser au plus vite d’un changeling car il apporte malheur et malchance.
Une petite anecdote ? Dans plusieurs pays, on pensait que les enfants gauchers étaient en fait des changelings. Dur !

Image à la Une : ©Pierre Leclerc/Shutterstock.com

par La Rédaction

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