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ABM : l’association qui voyage

ABM : l’association qui voyage

Mis à jour le 26 juin 2018 | , ,
Publié le 21 août 2011

ABM. Trois lettres pour rassembler des milliers de personnes. Aventure du bout du Monde. Une association qui, depuis plus de vingt ans, connecte entre eux les gens, autour du thème du voyage. Qu’ils soient voyageurs ou non. Ils se donnent quelques tuyaux, parlent de leur expérience et échangent, inlassablement, via le site, les rencontres ou les festivals qu’organise l’association. Incontournable, ABM est devenue LA référence pour les voyageurs. Ou pour ceux qui rêvent de voyager. Attention, ce n’est pas une agence de voyage. Mais c’est bien plus. La preuve avec Sophie Gouhot, sa présidente.

Sophie, avant de parler d’ABM, parle-nous de ton parcours dans l’association…

Moi, je suis avant tout une voyageuse et j’ai découvert ABM après un tour du Monde effectué en solo en 2000-2001. J’ai commencé par faire une exposition photo à la Case (le local d’ABM à Paris) puis écrire des articles, animer des conférences, tenir un stand au festival, animer des débats. J’ai ensuite eu envie de m’investir au sein du conseil d’administration. Après avoir occupé le poste de secrétaire pendant quelques années, j’ai été élue présidente.

Qui croise-t-on à ABM ?

Ce qui frappe dans cette association c’est la variété de membres qu’un centre d’intérêt tel que le voyage peut réunir : des jeunes, des plus âgés, des routards, des voyageurs de l’extrême ou pas, des voyageurs ou des non-voyageurs qui se rassemblent avec l’envie d’apprendre, de vivre, de rêver et de partager. La rencontre improbable entre des jeunes qui ont traversé le plateau tibétain à cheval avec des voyageurs qui voyagent plus modestement, un peu comme « Mr et Mme tout le monde ». On a aussi vu des voyageurs qui ont acquis une certaine notoriété dans cet univers, comme le couple Poussin (les aventuriers d’Afrika Trek), Sylvain Tesson, Priscillia Telmon, qui ont tous participé à l’association et aux festivals.

L’idée d’ABM est de partager sur le voyage. Comment ça marche ?

Les adhérents qui reviennent de voyage animent par exemple des soirées thématiques sur une destination ou une problématique (voyager seule, avec des enfants, à vélo…) ou des projections photos ou vidéos. On parle de diverses destinations mais pas que : il y a aussi des activités « satellites », en rapport avec le voyage comme des cours de photos, de langues, des brunchs ou des week-ends. Il y a aussi « Globe-trotters magazine », le festival « Partir Autrement » et le Festival des Globetrotters, la Case où l’on peut consulter des centaines de guides de voyages et puis les antennes régionales. De manière imagée, l’association s’apparente à un guide de voyage en chair et en os au travers de ses 4 000 adhérents qui connaissent tous un coin du globe !

Et toi, via cette association, tu as découvert des choses, des destinations que tu n’aurais pas pensé fréquenter ?

En fait, moi au sein d’ABM je suis plus actrice que « consommatrice » ! Je rencontre des voyageurs, je visionne des films pour les festivals,… Je n’ai pas forcément découvert des destinations mais plutôt des personnes. Des gens qui ont fait un tour du monde en vélo, avec des enfants, à pieds,…. Des voyageurs qui ont fait des choses incroyables. Du coup, à ABM, un tour du monde ça devient une sorte de normalité ! C’est un univers dans lequel les gens comprennent ce que tu as fait, ce que tu veux faire… Des gens comme toi en fait. Ce sont des connexions, des rencontres qui font comme un déclic pour réaliser un projet dont on rêvait, qui permettent de se rendre compte qu’en fait, tout est possible et qu’on passer du rêve à la réalité !

D’ailleurs, il y a des rencontres ou des moments qui t’ont marquée depuis que tu es dans l’association ABM ?

Comme ça, ce qui me revient tout de suite ce sont ces réfugiés tibétains qui sont venus témoigner, lors d’un festival. Leur peuple a été décimé par le gouvernement chinois et eux, ils ont traversés les frontières et sont venus jusqu’ici, jusqu’à nous, dans cette salle comble qui les attendait. C’était un moment super fort, touchant. Et puis il y a aussi ces jeunes, un peu paumés ou en décrochage scolaire que j’ai rencontrés, en les aidant à monter un dossier pour obtenir une bourse pour un projet de voyage. Ce sont de belles rencontres, marquantes. Ah, et puis j’ai rencontré mon chéri lors d’un festival organisé par ABM ! Elle sert donc à quelque chose, cette association !

ABM n’est pas qu’un simple « annuaire de voyageurs » ! Il y a une large part laissée aux récits de voyage…

Oui, que ce soit dans la revue ou lors des festivals, on essaie de laisser tout le monde raconter son voyage. C’est assez hétéroclite car il y a autant de styles de voyageurs que de récits. Il y en a qui ont fait des montages photos avec du son, d’autres qui ont fait une vidéo, certains ont même slamé ! Mais peu importe le support car on peut être captivant, même avec de vieilles diapos ! Je pense à Clara Arnaud, qui a traversé les plateaux tibétains à cheval. Elle est arrivée dans la salle, avec ses diapos pourries, mais elle nous a tous tenus en haleine, c’était incroyable ! Inversement, on peut avoir du mal à s’exprimer devant tout le monde mais proposer un montage magnifique ! Il y a des films professionnels, d’autres amateurs. On essaie de mélanger, tout en laissant une large place aux amateurs, car on veut que tout le monde puisse s’exprimer. Donc à ABM, on est loin de la séance diapo parfois ennuyeuse… !

Pour en savoir plus sur l’association : www.abm.fr

A suivre, le Festival des Globe-trotters, du 23 au 25 septembre, à Massy.
Pour connaître le programme :
www.abm.fr/festivalglobetrotters

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