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Balade en Anjou avec Hélène Duparc-Leprisé

Balade en Anjou avec Hélène Duparc-Leprisé

Mis à jour le 3 décembre 2018 | ,
Publié le 15 mai 2011

Des Caraïbes à l’Italie en passant par l’Auvergne, Hélène observe, creuse, fouine. Et complile dans ses carnets infos, bons plans et bonnes adresses. De quoi écrire des lignes et des lignes. Des articles, des livres et, pour nous, des guides. Il y a justement celui sur l’Anjou, qui vient de faire son apparition. Hélène y était il n’y a pas si longtemps. On en a profité pour lui demander sa vision de ce territoire… sans les châteaux !

Qu’est-ce-que ce département représente, à vos yeux ?

Au risque de faire bateau, l’Anjou pour moi, c’était un peu ce fantasme de douce campagne française avec ses collines et ses jolis villages proprets, une sorte d’image d’Epinal qui symboliserait un certain art de vivre à la française…

Qu’est-ce-qui vous a attirée vers l’Anjou ?

Habitant le Puy-de-Dôme depuis une vingtaine d’années, j’ai constaté que certaines régions ont, à tort, un déficit de notoriété par rapport à leurs voisines. Evidemment, j’avais rayonné autour de Chambord et visité les châteaux de la Loire avec mes enfants et m’étais promenée à Nantes à l’occasion de sa biennale. Mais, comme beaucoup d’entre nous, j’avais squizzé l’Anjou ! Je voulais donc me pencher sur cette destination encore assez vierge touristiquement parlant – exceptions faites de Saumur ou Fontevraud. Au cours de mes visites, en solitaire ou en famille, j’y ai découvert à la fois de merveilleux paysages et un accueil chaleureux, un vrai sens des vacances actives aussi !

A force d’y aller, vous devez avoir vos « habitudes angevines ». Donnez-nous en quelques unes…

Habituellement, je m’arrête à l’abbaye de Fontevraud. J’adore ce lieu riche d’une longue histoire mais qui ne s’encroûte pas dans son passé. Ici, le présent se sent bien et se projette même à demain. Le Centre Culturel de l’Ouest qui y a ses quartiers fourmille d’idées pour partager cette cité avec le public autour de débats, conférences, repas, pique-niques, concerts, mais aussi de résidences d’artistes. A ne pas manquer cet été d’ailleurs, du 4 au 8 juillet, le Grand Atelier du cinéaste d’animation japonais Yamamura Koji. Autre bonne raison de faire cette halte, les excellentes tables de la petite ville et les savons fabriqués artisanalement à la savonnerie Saint-Martin-de-Candre.

Et des coups de coeur ?

Comme j’ai gardé une âme d’enfant malgré mes 47 ans, j’adore le Bioparc de Doué-la-Fontaine. Le site, d’anciennes carrières de pierres coquillères admirablement paysagées, évoque à lui seul des latitudes lointaines, tantôt savane africaine, tantôt grand canyon, tantôt jungle… Les hôtes de ce pensionnat de luxe semblent heureux comme des poissons dans l’eau : les singes hurleurs s’en donnent à cœur joie, les ibis rouges volent à tire d’aile dans la plus grande volière d’Europe, les rhinocéros chauffent leur drôle de peau caparaçonnée au soleil ! J’en profite pour déjeuner au Camp des Girafes, histoire de me la jouer très Out of Africa. En plus, en venant ici, je sais que je participe à la sauvegarde de ma planète. Le zoo est en effet très impliqué dans de nombreux projets nature à travers le monde, de Madagascar au Pérou.

Cassons les idées reçues : à part les châteaux du Val de Loire, qu’y-a-t’il en Anjou ?

Vaste sujet ! Il y a d’abord les parcs et jardins, publics et privés, qui croulent littéralement de roses au printemps et embaument l’atmosphère. Et bien sûr, la Loire avec ses grèves claires et mouvantes, ses boires verdoyantes où se promener, ses vieux quais pavés autrefois si animés, ses guinguettes éclairées aux lampions le soir venu où grignoter et guincher… J’allais les oublier tellement ils sont cachés ! Les troglodytes, ces habitats souterrains installés dans les anciennes carrières de tuffeau ou de falun. Un univers étrange et fascinant.

En Anjou, il y a aussi du bon vin. Dans votre périple, vous avez rencontré des viticulteurs ?

Un reportage, c’est autant la découverte des lieux que des gens, même si, dans l’espace d’une mission pour un guide, les relations que l’on noue sont forcément plus spontanées que profondes. Une question de feeling… Je me souviens d’Evelyne de Pontbriand, propriétaire du très beau domaine Closel-Château des Vaults à Savennières. Elle appartient à une dynastie de femmes viticultrices et incarne à mon sens l’image de la femme « avenir de l’homme » chère à Simone de Beauvoir. Elle mène de front plusieurs objectifs : la conversion de son vignoble en agriculture biologique ou raisonnée, la poursuite intransigeante de l’excellence, l’accueil attentionné des visiteurs, le mécénat de l’art contemporain.

Durant ce dernier séjour angevin, il y a un moment qui vous a particulièrement marquée ?

Partie pour une grande virée le long de la Loire à Vélo, je me suis fait surprendre par une pluie battante. Heureusement, j’étais tout près de Souzay-Champigny et ai pu me réfugier dans sa galerie souterraine avec un groupe d’Américains dans la même situation ! Une fois le beau temps revenu, je leur ai servi de guide jusqu’à la fin de la boucle. Une vraie leçon de modestie pour mes mollets !

Et votre prochain voyage, c’est où ?

Je m’apprête à partir pour Malte. Ce qui m’attire ? L’inconnu, évidemment ! Peut-être aussi des réminiscences de Corto Maltese !

Et vous, vous connaissez l’Anjou ? Parlez-nous de ce coin !

Retrouvez les coups de coeur et conseils d’Hélène Duparc-Leprisé dans le guide Evasion Anjou.

Vos commentaires

Très sympa cette interview. J’ai apprécié depuis peu les atouts de cette région. Elle mérite qu’on s’y attarde vraiment. J’adresse au passage un bon voyage à Hélène, vers Malte !

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