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Retour du monde, 10 jours au pays du Père Noël

Retour du monde, 10 jours au pays du Père Noël

Mis à jour le 26 juin 2018 | ,
Publié le 2 juin 2012

Interview à deux voix de William et Cécile, du blog Retour du monde

Tout d’abord, pouvez-vous vous présenter et présenter votre blog ?

Cécile : Retour du Monde a été créé pour tout simplement raconter nos voyages. La Laponie n’a pas été le premier voyage que nous avons fait, mais c’est en rentrant, lorsque nous avons eu le « blues du retour’’, que nous avons eu envie de le partager. Les paysages absolument hallucinants, le dépaysement complet, on a pensé que cela valait le coup de tout publier et de tout raconter.
William : C’est un site de compte rendus de voyage, plus que de carnets de voyage. On n’est pas vraiment dans le même domaine que certains sites comme http://www.carnets-de-traverse.com/carnets/ ou http://www.madame-oreille.com/ avec ce côté dessins, croquis… On y raconte nos voyages au jour le jour, le tout agrémenté de photos, de ressentis, de conseils, et d’un peu de culture. C’est un retour d’expérience en somme…

Quels sont vos rôles respectifs en tant que couple ? Vous vous complétez ?

Cécile : Oui, on se complète. William prend les photos, et moi… je profite !
William: Généralement l’un ou l’autre a une idée de voyage, ensuite on en discute, on planifie, on regarde ce qu’il est possible de faire. Chacun de nous lit les guides, histoire de voir si on ne passe pas à côté de quelque chose, mais comme on a sensiblement les mêmes goûts, on sait vers quoi aller. En effet je m’occupe des photos et Cécile profite !

William et Cécile

William et Cécile, partenaires de route et dans la vie !      ©  Retour du Monde

 

À propos de votre voyage en Laponie

10 jours au pays du Père Noël… Pourquoi ?

Cécile : Envie de froid, et pour le coup, on n’a pas été déçus : – 38 °C au minimum… On partait à la base sur la Norvège, mais comme on s’y est pris au dernier moment, plus de place dans les chambres d’hôtes, car là-bas, c’était les vacances. On avait déjà été à Helsinki en 2011, donc on connaissait un peu le pays et le fonctionnement. Mais cette fois-ci, on voulait se perdre dans le grand Nord. Et puis, étant Parisiens, on a besoin de dépaysement et… de silence, et là aussi on a été servis !
William : Moi vis à vis des saisons, je suis assez cartésien. L’hiver il me faut du froid, de la neige, et l’été du chaud, du soleil. Je suis frustré quand à Paris on a des hivers à 5 ou 10 °C. Après avoir mis de côté la Norvège, on a décidé de repartir en Finlande. C’est ma troisième fois là-bas, et j’avais envie de m’enfoncer un peu plus dans la taïga finlandaise. Et on voulait aussi faire un break, se couper un peu du monde, du bruit, en profiter et je savais qu’en allant là bas on trouverait ce type d’environnement.

En plein mois de février, goût de l’extrême ?

Cécile : Nous sommes un peu aventureux, mais pas trop quand même. Au mois de février, les jours en Laponie sont tout de même un peu plus long qu’en décembre, mois pendant lequel la nuit tombe très tôt. En février, la nuit tombe à 16h/17h et le soleil ne monte pas très haut la journée. Cette région est extrême dans le sens où on ne croise pas grand monde. Le tapis de neige est épais et diminue les bruits, donc on évolue dans un silence quasi-permanent. Et puis évidemment, on voulait voir des aurores boréales.
William: Comme dit plus haut, on voulait de la neige, et on avait aussi un peu peur que le manteau neigeux au mois de décembre soit trop faible. En février, on aurait forcément de bonnes conditions, le froid, la neige, des journées pas trop courtes, et comme dit Cécile, une bonne période pour les aurores boréales. Donc au fond, oui, un petit goût de l’extrême.

Paysage blanc de neige

La neige recouvre tout      ©  Retour du Monde

Pourquoi un carnet de voyage, et pourquoi en ligne ?

William : Tout simplement parce qu’à force de lire des carnets, des récits de voyages, on a eu envie de partager nos ressentis, notre expérience de voyage. Ce voyage, qui n’est pas notre premier, nous a marqué, on a été vraiment dépaysés, et on a voulu montrer à nos amis, à nos proches, ou même à des curieux que pas loin de la France, on peut voir des paysages totalement différents. Et ça a marché ! Car grâce à ce site, j’ai eu des retours de gens qui n’aimant pas les pays froids, m’ont dit « Woaw mais ça à l’air génial, les paysage sont hallucinants, c’est pas mon truc, mais vous m’avez donné envie d’y aller ». Et là pour nous le challenge est réussi. On veut donner envie aux gens de voyager.

Comment se prépare-t-on à un tel voyage ?

Cécile : On s’y prépare à deux niveaux : bien sûr les transports (avion, train et location de voiture). Et puis, il y a ce qu’on veut faire : il faut prendre en compte les distances, la vitesse (jamais au-dessus de 80 km/heure). On essaye toujours de prévoir les visites/balades avec une marge, on n’est pas fan d’une visite hyper rapide d’un musée, on profite de l’instant présent. Après, il faut savoir que le froid nous a surpris : il nous a beaucoup fatigué les deux premiers jours. On essaye de se préparer au maximum, mais après il faut savoir s’adapter sur place
William: Ce voyage-ci a sans doute été celui que l’on a le moins préparé, au-delà des transports comme a dit Cécile, les visites, les routes, etc, ont souvent été choisi la veille pour le lendemain, selon la météo. On s’est laissé porter, en se faisant parfois surprendre par les distances souvent très grandes en Finlande. Mais parfois on a beau prévoir un minimum, les aléas le jour du départ sont venus un peu bousculer les choses ! Mais ça fait des souvenirs.

Coucher de soleil

Fin de journée en Finlande      ©  Retour du Monde

Quel est l’équipement indispensable pour une expédition de ce genre ?

Cécile : On a investi dans des parkas, des chaussures et des chaussettes. Et bien sûr des gants et un bonnet sont indispensables !
William : Au delà des vêtements chauds, mon plus « gros » investissement à été dans une lampe frontale ! Et franchement je ne regrette pas. Pour aller chercher du bois alors qu’il fait nuit noir dehors, c’est bien pratique !

Cinq conseils aux voyageurs du froid ?

Pour ceux qui sont déjà habitués au ski (ce qui n’est pas notre cas), l’équipement est exactement le même !

– Superposer les couches
– Préférer les matières animales (laine, fourrure si on en a les moyens)
– Penser à bien s’hydrater !
– Ne pas laisser d’air rentrer (passer ses chaussettes au-dessus du sous-pantalon par exemple)
– Protéger au maximum les parties exposées, à savoir le nez et la bouche

La température la plus basse ? La plus haute ?

La plus basse : – 38 °C
La plus haute : – 5 °C

Sapin enneigé

Paysage de neige      ©  Retour du Monde

Qui rencontre-t-on à – 20° C ?

Cécile : Il faisait chaud déjà à – 20° !!! Les oiseaux chantent. On a vu très peu d’animaux : quelques rennes, un renard (dont la fourrure était magnifique et très fournie) traverser la route. Par contre, on n’a vu aucun insecte.
William : Au fond, en Finlande, peut importe les températures, la vie continue. En ville on croise des personnes âgées sur leur traineau qui vont faire leurs courses, des enfants emmitouflés allant à l’école, des personnes discutant autour de leur motoneige, ou bien d’autres encore qui attendant dans la cafeteria d’une station essence le ski-bus qui va les emmener dans la ville voisine.

La plus belle image de votre périple ?

Cécile : Ce sont les images de route enneigée. C’est une ambiance à part entière, une route dans le froid et couverte de neige. Et étant donné qu’on ne croisait pas beaucoup de véhicules (à part des camions qui nous doublait à une allure hallucinante) , cela renforçait ce sentiment de ‘’seul au monde’’
William: J’hésite entre cette route immaculée qui nous a menés à Suvanto (le nom de ce village signifie « coin perdu), un tout petit village presque vide, ou alors le même jour, où le temps était exécrable, ciel bouché, grosse chute de neige, et sur la route du retour, tout d’un coup, le ciel c’est ouvert pour laisser place à un magnifique coucher de soleil, comme une récompense après cette longue journée.

Route enneigée

En route vers un autre monde !      ©  Retour du Monde

Un objet indispensable ?

Cécile : Je sais ce que William va répondre : l’appareil photo !!!
William : L’appareil photo et la lampe frontale (j’en démords pas !)

Une photo que vous auriez voulu faire ?

William : Dur de choisir ! Soit lorsque nous sommes sortis et avons vu de magnifiques Aurores Boréales et que nous avions laissé l’appareil photo dans le chalet. Soit lorsque nous étions dans la cafeteria d’une station essence à Pelkosenniemi, que dehors la tempête de neige faisait rage, et qu’à l’intérieur la vie continuait, les routiers discutaient autour d’un café comme si de rien n’était. J’aimais bien cet instant décalé, et malheureusement l’appareil était resté dans la voiture.

Des projets pour l’avenir ?

Cécile : Beaucoup : La Norvège en 2013 pour l’année des aurores boréales, et l’Islande. Et puis rien à voir, mais la route du blues aux Etats-Unis. En effet, on est très route en fait !
William : On n’en démord pas, moi j’ai envie de retourner en Norvège, et surtout 2013 sera le point culminant de l’activité solaire depuis 50 ans, donc de grandes et belles Aurores Boréales sont à prévoir. Et puis en effet, un gros projet sans doute pour l’été prochain, de partir sur les traces des premiers bluesmen, en remontant de la Nouvelle-Orléans, en passant le Mississippi, Memphis et terminer à Chicago.

On the road again !

L’adresse du blog : http://www.retourdumonde.fr/blog/

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