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Vie d’expat, épisode 3 : journaliste à Bangkok

Vie d’expat, épisode 3 : journaliste à Bangkok

Mis à jour le 30 novembre 2018 |
Publié le 29 octobre 2012

Rencontre avec Juliette Tissot, qui n’en est pas à sa première expérience de l’expatriation

Depuis combien de temps êtes-vous installée à Bangkok ?

Je vis à Bangkok depuis fin août 2011 avec mon mari et nos deux enfants de 7 et 5 ans.

Comment s’est passée votre installation ?

Très simplement. Il est facile de trouver un logement. Les agences immobilières sont efficaces. Les offres d’appartements et de maisons sont nombreuses. À Bangkok, c’est même le propriétaire qui paie les frais d’agence, et pas le locataire ! Les logements sont souvent proposés meublés et équipés (lave-linge, réfrigérateur, micro-onde, écran plat, etc.).

Marché de Bangkok

Mon quartier sur Sukhumvit @ Sylvie Rouet     

Avez-vous rencontré des difficultés particulières ?

L’un des aspects difficiles en arrivant, c’est le problème de communication avec les gens parce qu’on ne parle pas thaï. Les gens parlent peu anglais. Dans la vie quotidienne, cela peut jouer des tours en particulier avec les chauffeurs de taxi. Un soir de pluie, alors que j’étais incapable d’indiquer mon chemin au chauffeur, il s’est impatienté et m’a laisser sur le trottoir d’un quartier non identifié. Il faut aimer se perdre, au sens propre comme au sens figuré, quand on quitte la France…

Est-ce que vous pouvez travailler ?                                                              

Oui, je travaille en tant qu’auteur et journaliste free lance. Mon mari est aussi journaliste. L’ambassade de Thaïlande à Paris nous a délivré à chacun un visa de journaliste de trois mois qui a été étendu à un an une fois arrivé en Thaïlande. Le permis de travail et le visa doivent ensuite être renouvelés chaque année. Si on arrive en Thaïlande avec un visa de touriste ou un visa d’accompagnant, et qu’on trouve un travail sur place, il faut aller dans un pays étranger, par exemple à Singapour, afin de changer de type de visa et obtenir un permis de travail.

Avec des enfants, est-ce commode ?

Oui, les enfants d’expatriés, petits et grands, sont généralement heureux ici. Le Lycée français international de Bangkok (LFIB) est un peu excentré, mais pour les parents qui le souhaitent, il existe un service très efficace de ramassage scolaire. Plus de 80 minibus viennent chercher chaque matin les élèves de Petite section jusqu’à la Terminale devant chez eux et les ramènent l’après-midi. Le lycée propose toutes sortes d’activités après l’école. On peut aussi inscrire ces enfants à différents clubs de foot ou de natation en dehors du lycée français. Les vacances sont aussi l’occasion de découvrir des îles et des endroits magiques pour les enfants. Rares sont les petits Français qui ont envie de quitter Bangkok et de remettre un manteau…

Le Wat Phra Keo, à Bangkok      ©  OlegD / Shutterstock

Qu’est-ce que vous aimez en Thaïlande ?

Après la vie en Inde, la Thaïlande est assez reposante ! Bangkok a beau être une ville gigantesque et bruyante, on y trouve aussi des rues toutes calmes et charmantes. On est plongé à la fois au cœur d’une mégalopole moderne avec ses malls et ses grandes tours et dans une ambiance de village asiatique avec ces restos de rue et son charme tropical. Il fait beau et chaud toute l’année. Même pendant la saison des pluies de juin à octobre, le temps est souvent ensoleillé. Sous cette latitude, le soleil se lève et se couche globalement toute l’année à 6h et à 18h. Il fait toujours beau et jour quand on se lève, ce qui est assez bon pour le moral !

Qu’est-ce que vous aimez faire à Bangkok ?

Nous aimons aller nous promener dans le quartier chinois en prenant un bateau sur le fleuve Chao Phraya à partir de Saphan Taksin. Notre petit plaisir ? aller manger thaï dans la rue près de chez nous, à l’heure où la lumière et la température baissent et que les restos de rue sortent les Singhas de la glacière.

Marchande de bananes au marché de Khlong Toei @ Juliette Tissot     

Avez-vous eu le temps de bouger un peu ? 

Oui, nous sommes allés plusieurs fois à la plage, à Koh Phangan, à Hua Hin, à Koh Kud ainsi qu’à Kanchanaburi voir le célèbre pont de la rivière Kwai (la région est belle, mais le site du pont assez décevant) et à Chiang Mai au nord.  Grâce à notre travail, nous sommes aussi amenés à voyager dans les autres pays d’Asie du sud est. Le Cambodge, le Vietnam, la Birmanie ne sont qu’à un peu plus d’une heure d’avion de Bangkok.

Parc national de Ang Thong      ©  Stéphane Bidouze / Shutterstock

Racontez nous une expérience ou une rencontre surprenante/agréable/étrange…

Dans le cadre de mon travail, j’ai eu l’occasion d’aller en reportage dans le bidonville de Khlong toei. Je connaissais le marché de Khlong Toei, un impressionnant marché de nourriture où les restaurants de la ville viennent se ravitailler (où je recommande d’aller), mais je n’avais jamais mis les pieds dans le quartier où les gens vivent. Grâce à des volontaires d’une ONG, j’ai pu y rencontrer des enfants, aller chez eux, et dans leur école. Quand on vit à Bangkok, on peut facilement ne voir que le côté bling bling et l’exotisme. C’était important pour moi de voir l’envers du décor, là où vivent ceux qui animent la ville (les chauffeurs de taxi, les serveuses, les femmes de ménage etc..) à exactement 10 minutes de taxi de chez moi… Cela restera une expérience marquante et je compte bien retourner dans ce quartier.

Quelques conseils à des gens qui voudraient tenter l’expérience ?

Pour des gens envoyés par leur entreprise en Thaïlande, il n’y a aucune difficulté majeure. Il suffit d’avoir envie de vivre en Asie et loin de la France pour que tout roule. Comme dit un de mes amis “une installation à Bangkok, c’est tapis roulant !”. En revanche, ceux qui voudraient tenter l’aventure en indépendant doivent savoir que les salaires proposés quand on trouve un travail sur place impliquent souvent de vivre “à la thaï” donc plus simplement.  Les frais de scolarité au Lycée français, par exemple, sont élevés. Mais si on aime l’aventure, si on veut privilégier une qualité de vie et une originalité de vie, alors oui une autre vie est possible en Thaïlande !

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