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Vie d’expat, épisode 4 : ingénieure à Munich

Vie d’expat, épisode 4 : ingénieure à Munich

Mis à jour le 26 novembre 2018 | ,
Publié le 8 décembre 2012

Rencontre avec Marie-Pierre Budin, éternelle globe-trotteuse

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Joyeuse habitante de Munich depuis trois ans, j’y suis venue initialement pour une VIE de deux ans, en tant qu’ingénieure aéronautique chez Eurocopter, groupe européen de construction d’hélicoptères et filiale d’EADS. Il se trouve que j’ai pris goût à cette ville, puisque que j’ai choisi d’y accepter un CDI dans le même domaine. Après avoir habité et étudié dans plusieurs pays (Australie, France, Belgique, États-Unis…), Munich a le mérite de me donner envie d’être plus sédentaire !

As-tu rencontré des difficultés particulières pour t’installer ?

Aucune difficulté fondamentale. J’ai commencé par m’installer en colocation, et je loue mon propre appartement depuis un an. Toutes mes démarches administratives se sont plutôt bien passées, mais je dois avouer que le fait de déjà parler l’allemand à mon arrivée a facilité bien des choses.

Comment se passe le travail avec les Allemands ?

Travailler avec les Allemands peut être un challenge, de surcroît des Bavarois que l’on ne comprend pas complètement au départ. Passer de la souplesse française dans les horaires et même parfois les procédures, à la rigueur et l’organisation allemandes, peut s’avérer surprenant. Mais c’est comme pour tout, le temps est un allié, et je me suis adaptée rapidement. Les Bavarois sont pour la plupart très accueillants, et dans une entreprise internationale comme la mienne, les différences culturelles deviennent vite une source de richesse, de discussions et de bons moments.

Et dans la vie de tous les jours, est-ce facile de s’en faire des amis… ?

Cohabiter avec les Allemands ne posent aucun problème quand on est flexible ! Les rencontrer, en dehors du boulot, c’est plus difficile. Il faut se tourner vers des activités extérieures, ils ne seront pas forcément très accessibles à l’inconnu dans un bar par exemple. Pour s’en faire des amis la réponse est oui. Une fois qu’on les connaît, c’est facile de se voir, partir en balade ou déguster un brunch le dimanche midi !

Munich

Munich… vue de haut
     ©  Marie-Pierre Budin

Qu’est-ce que tu aimes particulièrement faire à Munich ?

J’adore me balader à pieds d’un parc à un autre, faire une pause vin chaud ou limonade selon la saison et finir avec des amis venus des quatre coins du monde autour d’un verre ou d’un repas .

As-tu eu le temps de bouger un peu dans la région ?

Réponse affirmative à 100%. La Bavière regorge de trésors : Chiemsee, les Alpes (ski ou rando), Regensburg, Passau, Königssee… Et de Munich on se rend par ailleurs en moins de 2 h à Salzburg ou Innsbruck (en Autriche). J’ajouterais que nous sommes à moins de 5 h en voiture de Vienne, Venise ou Ljubljana, et à 1 h d’avion de nombreuses autres villes européennes tout aussi charmantes. Un atout majeur !

Que trouves-tu à Munich et pas en France ?

La liste peut être longue : les bières du coin bien sûr (Paulaner, Franziskaner, Aying, Hofbräuhaus…), l’Oktoberfest du coup, une ville très propre et très sûre, de très bons petits restos pas chers de tous pays, des brunchs qui valent le détour, un hiver enneigé à coup sûr, des transports en commun toujours à l’heure… Bref une qualité de vie que je n’ai pas encore trouvée en France.

Et la gastronomie française, ça ne te manque pas trop ?

C’est là que le bât blesse. La cuisine bavaroise n’est effectivement pas grandiose. Et même si Munich regorge de restaurants en tous genres qui permettent de manger asiatique, africain, mexicain, turc ou afghan, la variété de nos assiettes françaises me manque de temps à autre.

Quels conseils pourrais-tu donner à ceux qui voudraient tenter l’expérience ?

Venez sans hésiter ! Si vous venez pour travailler ailleurs que chez un constructeur automobile, vous n’avez même pas besoin de maîtriser l’allemand. Tout le monde parle anglais ici, et vous trouverez aussi des amateurs de français ! Prévoyez juste un peu de temps pour trouver un appart, selon la période de l’année, et dites-vous que ce que vous mettrez dans un loyer en supplément de ce que vous mettiez en France, vous le gagnerez en qualité de vie, mais aussi par rapport au coût de la vie en général (se nourrir, boire un coup ou sortir).

oktoberfest

Plaisirs sucrés à l’Oktoberfest
     ©  Marie-Pierre Budin

Carnet d’adresses

Un resto : Le Nigin (Dultstrasse 1, 80331 Munich) – Restaurant afghan, pour la tendresse de son agneau, et toutes les saveurs que chaque plat nous évoque

Un bar : Le Ned Kelly’s (Frauenplatz 11, 80331 Munich) – Bar australien, pour son ambiance et ses burgers.
Ou alors un des bars du quartier de Schwabing, autour des universités, pour les coktails.

Une chose à faire quand on n’a que 48 heures à passer en ville :
Pour les scientifiques : le Deutsches Museum (un des plus grands musée de la technique d’Europe, voiliers, avions et reconstitution de mines à l’appui).
Pour les amateurs d’Art moderne : la Pinakothek der Moderne.
Pour les rêveurs et autres amoureux de Sissi : les 70 salles de la Residenz et le parc du château de Nymphenburg.

Photo de couverture : © Marie-Pierre Budin
Vos commentaires

sympa ce mini portrait. Pour ma part j’ai travaillé à Londres en 2009-2010, une expérience intéressante

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sympa ce mini portrait. Pour ma part j’ai travaillé à Londres en 2009-2010, une expérience intéressante

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