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Vie d’expat, épisode 5 : ingénieur à New York

Vie d’expat, épisode 5 : ingénieur à New York

Mis à jour le 30 novembre 2018 | , ,
Publié le 20 décembre 2012

Par Pierre, Frenchie en exil à New York

Peux-tu te présenter en quelques mots ? 

Après une année d’échange à Buffalo (au Nord de l’État de New York) lors de ma dernière année d’école d’ingénieur j’ai compris qu’il était important pour moi de continuer à voyager. J’ai d’abord trouvé un travail à Hong-Kong qui m’a permis de bouger un peu partout en Asie (Corée, Pékin, Japon, Singapour …). Une mission m’a amené à venir travailler à NYC pour plusieurs mois, dans un milieu beaucoup plus dynamique. Ville passionnante, rencontres fantastiques et une diversité hors du commun… J’ai un peu forcé le destin et décroché une promotion dans le bureau de NYC, où je fais du design/implémentation d’architecture IT. J’y habite maintenant depuis un peu plus de 3 ans (ça passe très très vite).

Comment s’est passée ton installation ? 

Ma compagnie Hong-kongaise s’est occupée des frais d’agences ( ce qui facilite énormément la recherche d’appart) et a pris en charge mes frais d’emménagement (corporate account sur les meubles Ikéa, une joie inestimable…). Le plus dur en arrivant dans une nouvelle ville est de trouver des relations stables, qui vont plus loin que des «potes de soirée», mais comme dans toutes les grandes villes, les opportunités sont nombreuses. Contrairement à mon arrivée en Asie, la barrière de la langue a été largement plus surmontable.

La vie est chère ?

Je dirais que la vie est très chère à NYC. J’ai toujours gardé un rythme de vie d’étudiant, je n’ai pas besoin de grand chose pour vivre. Mon plus gros budget est consacré aux sorties. Attention quand même : vivre avec une famille ici est vraiment compliqué, les garderies sont surchargées ou fonctionnent au piston. Les frais de scolarité et médicaux sont colossaux.
Pour réussir dans cette ville il faut savoir jouer du social networking.

Comment se passe le travail avec les Américains?

En général, l’ambiance de travail est plutôt détendue, avec une véritable possibilité d’expression et d’écoute. Mais, au sein de l’entreprise, tout est très procédurier et les marges de manœuvres sont ridicules. En trois ans, j’ai déjà pu goûter à l’amertume des procès lucratifs, dont les fondements sont tout simplement inhumains et qui sont menés par des gens sans aucune émotion. Pour travailler dans cette ville, il ne faut pas avoir peur des inégalités et surtout être capable d’écraser les autres pour avancer. C’est pour moi la plus grande faiblesse de New York.

Et dans la vie de tous les jours, est-ce facile de cohabiter avec eux, de les rencontrer, de s’en faire des amis… ?

Il est très facile de rencontrer des Américains mais pas si facile de les compter parmi ses amis. Ils vont très facilement vous donner leur numéro de portable dans l’optique de ressortir une autre fois, et vous donner l’impression que vous êtes leur meilleur ami. En réalité, seules les filles ont tendance à rappeler. Les vrais «potes» américains sont souvent inattendus.

Qu’est-ce que tu aimes particulièrement faire à NYC ?

New York regorge de petits bars de musique live avec des artistes de qualité (dans le Lower East Side ou West Village principalement, souvent un repère de Français). Les sorties sont  diverses et riches en émotions. On peut commencer dans un petit bar décontracté et finir dans une soirée «entrepôt» à Brooklyn avec des gens rencontrés à minuit dans un métro. Ce que j’aime le plus, c’est ne rien prévoir et suivre le cours de la nuit avec les potes.
Il y a une grande diversité culturelle qui permet de très facilement accéder à un panel impressionnant de pièces de théâtre, à des concerts en tout genre, à des exposition artistiques…

Une expérience insolite à partager ?

Les expériences insolites et rencontres inattendues ne manquent pas. Pour citer quelques exemples, je dirais:
– Avoir vu Norah Jones chanter sous un pseudonyme dans un bar de 20 personnes dans le Lower East Side.
– Une soirée complètement dingue dans un entrepôt de Brooklyn avec des gens déguisés partout, des salles avec une décoration indescriptible et un projecteur 8 mm sur le toit passant des concerts live des Beatles en noir et blanc. Le tout dans une super ambiance et avec des musiciens live dans tous les sens, passant de la trompette au piano à queue, du hard rock à la chanson française. Le tout sans utiliser de narcotiques.

Qu’est-ce qui te manque le plus en France ?

La famille évidemment. Mes neveux et nièces grandissent tellement vite et je n’ai que rarement l’occasion de profiter d’eux. Skype et les mails sont essentiels pour entretenir et enrichir les liens existants.

On dit souvent que New York est envahi par les Français. Est-ce vrai ?

Mon principal groupe d’amis est effectivement constitué de Français et la ville en pullule. La plupart des Français de New York sont des jeunes issus de famille ultra-aisée venus pour «profiter» de la vie nocturne new-yorkaise. Des gens imbus d’eux-même, persuadés d’être au dessus des lois et des autres. Ils rentrent très bien dans le moule glacé du chacun pour soi et dans celui de la haute sphère bourgeoise de la ville,  mais sont insupportables pour le reste du monde. Un conseil : évitez les Français dans cette ville ou trouvez les perles rares.

Te verrais-tu passer toute ta vie à New York ?

Encore 5-7 ans pour sûr.  Par contre je ne me vois pas y fonder une famille.

Quels conseils pourrais-tu donner à des jeunes qui voudraient vivre à NYC ?

Lisez un maximum sur le fonctionnement de la société américaine et sur la culture avant de venir afin d’être armé  pour affronter le capitalisme à son paroxysme. Cependant, pas de panique, cette ville est nourrie par sa diversité et tout le monde peut s’y faire sa place. C’est la capitale du monde après tout.

New York en bref

Ton quartier préféré : East Village pour sa décontraction et sa simplicité, plus la quantité astronomique de bars de qualité.
Un bar : Joe’s pub ou Rockwood music hall parce que l’ambiance est sympa et la musique géniale.
Une chose à faire quand on n’a que 48 heures à passer en ville : Décaler son avion pour rester 4-5 jours.

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