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Vie d’expat, épisode 6 : Tifenn et Sylvain

Vie d’expat, épisode 6 : Tifenn et Sylvain

Mis à jour le 9 janvier 2020 |
Publié le 6 juillet 2013

Rencontre de Tifenn et Sylvain, expatriés au Vietnam et directeurs de l’agence Vietnam Autrement

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Nantaise d’origine, Tifenn suit des études en Sociologie à l’Université de Nantes et choisit de devenir formatrice en insertion pour les publics demandeurs d’emplois. En 2000, elle rejoint l’association Jeremy comme responsable de formation. Elle accompagne alors les entreprises de l’aéroport de Roissy dans la formation et le recrutement des jeunes riverains.
Sylvain a grandi au bord de la côte normande. Plus tard, il suit des études de gestion des ressources humaines à l’IUT de Caen puis à l’Institut de Gestion Sociale de Paris. Il poursuit son parcours en rejoignant un secteur porteur, celui des systèmes d’information en ressources humaines, où il exerce le métier de consultant auprès de grandes entreprises.
C’est d’ailleurs lors de ses études que Sylvain fait la connaissance de Greg, Sandrine et Jérôme de Bali Autrement. Les années passent, ils restent en contact, et c’est tout naturellement qu’ils proposent à Tifenn et Sylvain de les rejoindre en décembre 2007. À tout juste 40 ans, et depuis longtemps passionnés par le développement durable et équitable, ils peuvent enfin concrétiser leurs idées en créant une agence « Autrement » au Vietnam.

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     ©  Sylvain Marcelle

Avez-vous rencontré des difficultés particulières pour vous installer ?

Le Vietnam et les Vietnamiens sont des gens particulièrement accueillants et curieux des autres. Cela facilite beaucoup les échanges.
Nous avons mis beaucoup de temps pour rencontrer notre partenaire et associée, Madame Lan, nous permettant de créer notre entreprise. Suivant notre démarche de commerce équitable, nous voulions nous associer avec une personne faisant partie intégrante de notre dispositif, impliquée dans l’entreprise et récoltant les fruits du succès au même titre que nous. Pour créer son entreprise au Vietnam, mieux vaut s’associer avec une personne locale. Cela facilite beaucoup les démarches.
La barrière de la langue : le vietnamien est une langue monosyllabique avec 6 tons. Bien que la grammaire soit très simple, la prononciation est primordiale. Une erreur de ton, de prononciation et au mieux cela ne veut rien dire, au pire, cela prend un autre sens que celui voulu.

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     ©  Sylvain Marcelle

Comment sont les Vietnamiens ?

Le 1er mot qui me vient est entreprenant. Ils ont toujours des idées qu’ils veulent mettre en action, sont volontaires et plutôt travailleurs.
Ils aiment leur pays et vous le font savoir, ils en sont très fiers.
Tout comme les Français, ils ont une vraie passion pour la table. Il n’est pas rare que les conversations tournent autour de ce que vous avez mangé hier, et le meilleur endroit pour manger telle ou telle spécialité. Ce sont de fins gastronomes.
Vous les trouverez sans doute très curieux de vous. Souvent, dès les 1ères minutes de conversation, ils vous demandent votre âge, si vous êtes marié, si vous avez des enfants, quelle est votre profession. Des questions qui pourraient nous paraître étranges et indiscrètes en Europe, mais qui relèvent d’une extrême politesse ici. La politesse exige qu’on puisse vous appeler par votre rang dans la société. Or, pour le connaître, ces questions personnelles s’imposent. De plus, c’est la preuve qu’on s’intéresse à vous.
Têtus également me vient à l’esprit. Ils vont jusqu’au bout de leurs idées. Un défaut me direz-vous ? Plutôt une qualité. C’est un des traits de caractère qui a fait du Vietnam une nation victorieuse et qui réussit très bien économiquement aujourd’hui.
L’affectif est très important pour eux, surtout dans le travail ou les affaires. Il faut donc qu’une relation d’amitié réciproque s’installe avant tout. Cela prend du temps : peu importe car dans la philosophie locale le temps n’est que du temps…

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     ©  Sylvain Marcelle

Qu’est-ce qui vous manque le plus en France ?

D’un point de vue matériel, produits… Vous pensez peut être au fromage, vin, saucisson… Et bien non. Nous vivons à Ho Chi Minh ville qui est une ville très cosmopolite. On y trouve absolument de tout. Il existe même un français qui s’est lancé dans la fabrication de fromages locaux !
La famille ? Ils sont aussi tombés sous le charme de ce pays et viennent nous voir régulièrement.
Les amis qui sont restés en France assurément.

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     ©  Sylvain Marcelle

Quelle est votre meilleure expérience ? Et votre pire ?

Notre meilleure expérience se vit au quotidien. Nous aimons ce pays où nous avons choisi de vivre et prenons beaucoup de plaisir à proposer des circuits et y faire voyager les gens.
Le pire serait mon accident de moto : épaule et clavicule cassées. La circulation est difficile, des milliers de motos circulants dans tous les sens. Si vous venez au Vietnam, je vous encourage à éviter de conduire une moto. Laissez-vous plutôt conduire par quelqu’un d’ici. Il faut de nombreuses années de pratique pour comprendre les finesses du trafic local.

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     ©  Sylvain Marcelle

Avez-vous eu le temps de bouger un peu dans la région ?

Oui, Indonésie, Cambodge, Laos, Thaïlande, Malaisie…

Le Vietnam c’est pour toujours ?

Nous ne connaissons pas ce que l’avenir nous réserve. C’est aussi un des traits des Vietnamiens qui sont tout à fait conscients que les choses évoluent et qu’on ne sait pas lire dans le futur, mais sans fatalisme.
Mais si c’est possible, oui, tout à fait : pour toujours.

Quels conseils pourriez-vous donner à ceux qui voudraient tenter l’expérience ?

De la patience en toute chose.

Le Vietnam en bref

Votre ville préférée : Ho Chi Minh ville
Un hôtel : Topas éco-lodge à Sapa
Un resto : le Quan Bui à Ho Chi Minh ville
Un bar : le toit du Rex à Ho Chi Minh ville
Une chose à faire quand on n’a que 48 heures à passer au Vietnam : découvrir Ha Noi, ses ruelles typiques, ses lacs, son musée d’ethnographie, manger un bun cha dans la rue.

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     ©  Sylvain Marcelle

Image à la une : © Sylvain Marcelle
Vos commentaires

Très intéressante cette rencontre ! Les photos sont, par ailleurs, vraiment chouettes.

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