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Chez Joséphine de Beauharnais, à la Martinique

Chez Joséphine de Beauharnais, à la Martinique

Mis à jour le 30 novembre 2018 | ,
Publié le 8 avril 2013

Par Jean, éditeur du Guide Évasion

Marie Josèphe Rose Tascher de La Pagerie, dite Joséphine de Beauharnais. C’est l’un des personnages les plus célèbres de Martinique, au grand dam de certains sur l’île où elle divise et alimente toujours les passions. Ma visite sur les traces de l’impératrice.

Les Trois-Îlets, Martinique

À la sortie des Trois-Îlets, jolie bourgade au sud de la baie de Fort-de-France concentrée autour d’une église en bois, je bifurque vers les mornes. Après un petit kilomètre où je commence à m’enfoncer dans une forêt exubérante, j’entre dans l’ancien Domaine de La Pagerie.

La famille Tascher de la Pagerie

Joséphine, future Beauharnais, est née dans une famille créole de Martinique : ses parents possédaient des terres et une sucrerie, la Pagerie. À l’époque de sa naissance, en 1763, on cultive ici la canne pour alimenter la gigantesque demande en sucre provenant de métropole et d’Europe mais aussi de l’indigo, du café, du cacao. Joséphine – qu’on appelle alors « yéyette » – passe son enfance ici, jusqu’à ses 16 ans. Cela va lui donner un accent créole très particulier (qui finira par être à la mode à Paris) et un goût pour les jardins et la botanique.

le moulin de la Pagerie, Martinique

Le moulin
     © Jean Tiffon

La Petite Guinée

La « Petite Guinée », c’est le surnom qu’on donne à l’époque au domaine. Nous sommes au temps de l’esclavage et l’organisation du Domaine de la Pagerie ne déroge pas à la règle : 300 ha, exploités par environ 200 esclaves. Ces derniers sont installés sur le domaine, dans de simples cases dont je ne trouve plus trace aujourd’hui. Une mémoire disparue à jamais que tente de raviver la guide passionnante qui nous fait découvrir les lieux.

La sucrerie et le moulin

Envahie par les fromagers, les lianes et les mousses, la sucrerie constitue un ensemble de ruines romantiques. Je ne peux pas pénétrer dans les restes de l’édifice, en trop mauvais état, mais je devine les vestiges d’une cheminée, de fours. Le moulin a été très joliment rénové : je me pose quelques instants sous son grand toit de bois, qui domine aujourd’hui le domaine.

La sucrerie, Martinique ©Jean Tiffon

La sucrerie
     © Jean Tiffon

Fantômes et ruines

L’habitation, véritable résidence de la famille, maison du maître, n’est plus. Un cyclone, en 1766, a eu raison d’elle. Seuls ses soubassements m’indiquent encore les limites antiques du bâtiment. Les communs quand à eux sont encore debout : à l’intérieur d’une maisonnette aux tuiles roses, je découvre la petite exposition sur l’impératrice. Quelque 200 objets, des portraits, des lettres, ses meubles d’enfance en bois d’acajou, comme c’est souvent le cas dans les habitations. C’est modeste mais plutôt évocateur. Le domaine de Malmaison, en métropole, a même prêté quelques pièces, dont une jolie paire de chaussures.

Le jardin de Joséphine

Il ne me reste que le jardin à découvrir, avec sa statue de l’impératrice Joséphine, ses flamboyants, ses arbres majestueux. Joséphine n’est plus revenue en Martinique après 1790 mais elle a fait venir de nombreuses espèces tropicales en métropole pour fleurir ses jardins, en particulier celui de la Malmaison. Elle a même été à l’origine de l’acclimatation de multiples plantes exotiques et de la création d’un jardin botanique à Nice. Elle aurait à coup sûr adoré le jardin de la Pagerie d’aujourd’hui, tout comme il m’a plu.

Statue de Joséphine dans le jardin, Martinique ©Jean Tiffon

Statue de Joséphine dans le jardin
     © Jean Tiffon

Informations pratiques

05-96-68-38-34
Ouvert mardi-vendredi 9h-16h30, samedi-dimanche 9h30-13h.
Entrée Adultes : 5€ / Entrée Enfants : 1,50€
Visite guidée obligatoire toutes les 30 minutes.

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