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Ile Rodrigues, là où le temps s’arrête

Ile Rodrigues, là où le temps s’arrête

Mis à jour le 30 novembre 2018 | ,
Publié le 24 octobre 2011

Par Annie, auteure du guide Evasion Île Maurice et Rodrigues

Des plages de sable blanc qui s’étirent sans fin, à l’ombre de cocotiers dont les feuilles frémissent sous un vent léger. Une image de carte postale que l’île Maurice entretient volontiers. Mais à moins de 600 km au nord-est, dans l’océan Indien, l’île Rodrigues se fait plus discrète. Longtemps délaissée, elle rappelle l’île Maurice originelle. Elle se visite de préférence à pied, au rythme des rodriguais. Ici, un seul credo : prendre son temps.

Bienvenue dans le lagon

L’arrivée en avion (www.airmauritius.com) est mémorable : un cailloux de 18 km de long sur 8 km, au milieu d’un lagon deux fois plus grand que lui. Eau vert jade et terre brûlée. Ca laisse rêveur, non ? Ceux qui ne sont pas pressés prendront le bateau (www.mauritiustrochetia.com / www.mauritius-pride.com) : entre 36 et 48h annonce la compagnie qui assure la liaison entre les deux îles. Arrivée à Port Mathurin, se pressent sur le quai les proches venus accueillir un passager et les commerçants, qui attendent fébrilement de nouveaux stocks. C’est l’effervescence. Mais une fois le pied posé sur l’île, c’est la tranquillité assurée.

Au fil de l’eau

Rodrigues est avant tout une île de pêcheurs. Dès l’aube, les voiles triangulaires émergent du lagon puis reviennent avec le poisson frais à la mi-journée, quand le soleil se fait trop fort. Côté balades, le littoral, composé d’anses sauvages et de plages (presque) désertes, se découvre à pied. Mention spéciale pour l’adorable plage de Baladirou, où le vent fouette les rochers basaltiques noirs, sous l’œil de quelques barques qui se laissent nonchalamment bercer par l’océan. Il y a aussi celle de Saint-François, magnifique, qui mène au trou d’Argent, une superbe crique creusée dans la falaise où s’engouffre le ressac. Là-bas, on dit même que les jours de calme plat, une chaîne au fond de la mer amènerait au trésor de quelque pirate…

D’îles en îles

Rodrigues compte pas moins de 17 îlots, dispersés dans le lagon. Incontournable, l’île aux Cocos est l’une des plus sollicitées. 1,5 km de long pour 200 m de large, cette réserve naturelle est envahie par les oiseaux : macouas, sternes, pailles-en-queue… N’en déplaise à l’île aux Chats qui, elle, est idéale pour jouer au Robinson. Ici, les crabes servent d’appâts pour la pêche à la traîne et les plongeurs retiennent leur souffle pour observer les fonds dans « Couzoupa », un aquarium naturel profond entre 5 et 15 m. L’un deux sort de l’eau, justement. Il nous regarde et énumère, encore ahuri, tout ce qu’il vient de voir : des champs d’anémones, des demoiselles peu farouches, des bancs de chirurgiens, des carangues ignobilis (1,70m !) ou encore d’énormes assiettes de corail…

Les pieds sur terre

A Rodrigues, tous les chemins mènent à Mont Lubin, au centre de l’île. D’ici, on peut sillonner le territoire à pied, en bus ou en scooter. A 500 m, le mont Limon offre une belle vue sur Rodrigues. La descente vers Port Sud-Est est superbe : 52 virages s’enchaînent, sans souffler. Les cultures en terrasses de maïs ou de manioc, soutenues par des murets de roche volcanique, bordent une route d’où le lagon décline son plus beau camaïeu de verts et de bleus. Une fois arrivés, jardins fleuris, boutiques en tôle à l’abri de vieux manguiers et églises de pierre à l’allure british achèvent la visite.

Que ce soit à l’occasion d’un crochet depuis l’île Maurice ou une destination à part entière, l’île Rodrigues se visite sans montre ni agenda, dans une temporalité qu’elle seule sait compter…

Et pour vous, c’est quoi l’itinéraire idéal ? Faites-nous part de vos coups de cœur à Rodrigues et Maurice.

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