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Journée de rêve à Tinos, dans les Cyclades

Journée de rêve à Tinos, dans les Cyclades

Mis à jour le 30 novembre 2018 | ,
Publié le 21 juin 2013

Par Laure, insulaire à ses heures

Au Nord des Cyclades, la belle île de Tinos offre au citadin fatigué tout ce dont il peut rêver — une mer bleue turquoise, de paisibles villages, des paysages enchanteurs et même des pigeonniers, l’une des spécialités de l’île. Cerise sur le gâteau, les habitants de Tinos, comme la grande majorité des Grecs, sont d’une incomparable gentillesse.

La vallée de Tarambados

Arrivez par le premier bateau pour profiter de toutes les ressources de l’île. Réservez la visite de la ville pour la fin de journée et partez immédiatement à la découverte de la vallée de Tarambados. A 7 km au nord de Tinos, c’est là que vous verrez les plus beaux pigeonniers nichés dans des océans de verdure. On en dénombre plus de 604 dans toute l’île. Ces petites tours carrées sont toutes joliment décorées de cyprès, d’étoiles ou de losanges. Du temps de la domination vénitienne, puis turque, élever un pigeonnier était à la fois un signe de pouvoir et de richesse. Toute famille qui pouvait se le permettre s’empressait donc de faire de l’esbroufe et d’ériger le sien.

La côte sud

Suivez la route principale en direction de Pyrgos, plus au nord. Sur la route, ne manquez pas de faire une pause dans les très beaux villages d’Isternia et de Kardiani. Construits en balcon, ils dominent la mer Égée. C’est l’endroit idéal pour déguster un jus de fruit frais en contemplant les flots en contrebas. Cette pause sera d’autant plus bienvenue que vos cuisse ne ressortiront pas indemnes de la visite. Ici, on monte et on descend en permanence, on se fait allègrement doubler dans la montée par un octogénaire du coin qui nous observe, un doux sourire compatissant aux lèvres.

Isternia, Tinos, Cyclades

Suspendu au dessus des flots, le village d’Isternia enchante les yeux et muscle les mollets. Tinos, Cyclades
     ©  MP Budin

Le Nord

Coupée du reste de l’île par la petite montagne de Mesovouni (649 m au garrot), le village de Pyrgos est le plus opulent de Tinos. Au contraire de ses voisins du sud, il n’est pas spécialisé dans les pigeonniers mais dans le marbre. Tout est centré autour de ce matériau. D’élégantes plaques sculptées en marbre blanc ornent la devanture des maisons du village. Les villageois sont si attachés à leur savoir faire, qu’ils vont jusqu’à s’enterrer sous de magnifiques pierres tombales dont certaines tiennent de l’œuvre d’art. Si vous disposez d’un peu de temps, visitez le très instructif musée des Techniques du marbre avant de reprendre la route.

Café de Pyrgos, Tinos, Cyclades

Prenez votre temps attablé à la terrasse d’un café de Pyrgos, la ville de marbre, Tinos, Cyclades
     ©  MP Budin

Pause sucrée : sur la place principale du village, attablez-vous en terrasse pour prendre le soleil et goûter à la spécialité du lieu, le galaktobouriko, un gâteau feuilleté fourré à la crème de lait, largement inspirée des pâtisseries turques, mais qui, contre toute attente, s’avère très léger en bouche.

Couvent et villages

Avant de rejoindre le port de Tinos, quelques arrêts s’imposent. Distants de seulement quelques kilomètres les uns des autres, les villages catholiques de Loutra, Volax, Xinara et Agapi ont beaucoup de cachet. Avec leurs ruelles pavées, leurs charmantes maisons de poupées, leur lavoir communal et leur série de pigeonniers remarquablement préservés, ils sont l’occasion d’agréables promenades. D’autant qu’à l’heure de l’apéro, les insulaires sortent tables et chaises pour festoyer au grand air. Ne perdez pas complètement la notion du temps. Il serait dommage de manquer la visite du très improbable et étonnant couvent de Kechrovouni (fermeture des portes à 18h30). L’édifice forme un véritable village tout peinturluré de bleu. On déambule entre des maisons guimauves, suivi par le regard bienveillant des sœurs et des quelques pèlerins venus s’y ressourcer.

Couvent de Kechrovouni, Tinos, Cyclades

Au couvent de Kechrovouni, le bleu des murs se confond avec le ciel.
     ©  MP Budin

Pause culture :  Tinos, haut lieu de pèlerinage orthodoxe, est aussi l’une des rares îles des Cyclades à compter une importante communauté catholique. Plus d’un tiers de la population revendique son allégeance au Saint Siège. Les catholiques se sont implantés à Tinos dès le XIIIe siècle, du temps de l’occupation vénitienne.Les deux tiers restant sont, en revanche, de fervents orthodoxes. La faute à Pélagie. Cette nonne du couvent de Kéchrovouni eut une vision en 1823. La Vierge lui indiqua où était cachée une précieuse icône peinte par Saint Luc, l’évangéliste. A l’endroit même de sa découverte, on fit construire la Panagia Evangelistria, une très solennelle et imposante église néo-classique qui attire, aujourd’hui encore, de très nombreux pèlerins.

Dîner au port

Avant de rendre votre voiture, visitez la monumentale église Panagia Evangelistria qui domine toute la ville de sa haute stature. Vous vous éviterez ainsi la longue ascension de l’avenue que les plus pieux des croyants, venus implorer la Vierge, gravissent sur les genoux. Malgré sa lourde ossature, l’édifice ne manque pas de charme. Levez le nez pour admirer les nombreux ex-voto suspendus au plafond. Les croyants ne manquent pas d’imagination ! Les traditionnels bateaux, berceaux et bébés joufflus côtoient des lunettes, des moustaches et même une tour Eiffel ! Rejoignez ensuite le port et dînez de poissons (attention, certains restaurants ne proposent que des congelés !) attablés face à la mer.

Les arcades de Panagia Evangelistria, Tinos, Cyclades

Les arcades de Panagia Evangelistria, Tinos, Cyclades.
     ©  MP Budin

Côté pratique

Venir sur l’île : en bateau, depuis Rafina (plusieurs bateaux par jour), le Pirée (liaisons moins fréquentes et plus lentes), Mykonos, Andros et Syros (liaisons quotidiennes mais faites attention aux heures de retour). Consulter le site www.gtp.gr.
Circuler sur place : Il est possible de faire le tour de l’île et de ses principaux sites en une journée. En saison, des bus desservent de nombreux villages. Nous vous recommandons cependant de louer une voiture dans l’une des agences du port pour vous rendre dans les coins plus isolés et être maître de votre temps.
Durée : 1 à 3 jours. L’île de Tinos ne se visite pas au pas de course. Les moins pressés d’entre vous s’attarderont… au risque de ne plus jamais repartir.

♦ Conseil : l’île est très courue par les pèlerins la semaine du 15 août. A moins d’apprécier les débordements de fièvre religieuse, mieux vaut éviter cette période.

 

 

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