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La Crète, côté Sud

La Crète, côté Sud

Mis à jour le 3 décembre 2018 |
Publié le 16 mai 2011

Par Aude Braquemond, auteure du Guide Évasion Crète

Goûter la Crète c’est, pour moi, respirer la beauté ambiante, la nature, rencontrer les crétois, vivre la montagne, toucher la mer. Pour cette nouvelle expérience de vie crétoise, je tourne le dos au nord oubliant les prestigieuses ruines minoennes de Knossos, les traces vénitiennes ou ottomanes d’Héraklion et le charme unique de La Canée. Direction le sud.

En route pour Kato Kapetaniana

Je quitte l’aéroport « Kazantzakis » et en une heure de voiture, je suis au sud d’Héraklion, dans la plaine de la Messara, au pied des Monts Asterousia, cette barrière montagneuse, aride, peu avenante, qui me sépare encore de la mer de Libye. Nous prenons rapidement de la hauteur par une route en lacets à donner le vertige, mais avec une jolie vue sur toute la plaine et l’arrière-pays. Et à 850 m d’altitude, la route plonge tout juste vers le sud et s’arrête au petit village de Kato Kapetaniana. La côte sud est là, tout en bas. La mer à perte de vue. Les ruelles courent dans ce village aux maisons toutes de pierre et de bois et l’idée de s’asseoir sur l’une des terrasses ombragées du kafenion nous séduit.

Thalori, entre mer et montagne

L’air est frais et il fait bon vivre assis face à la mer. Le spectacle est époustouflant : le regard glisse du sommet du Mont Kofinas (1231m) pour venir embrasser la mer aux reflets argentés. En fin d’après-midi, à l’heure où se boit l’ouzo, délicieuse boisson anisée servie « sec », avec des glaçons ou de l’eau, nous changeons d’état d’âme. Toujours assis sur la terrasse, fascinés par les couleurs du soleil qui se couche sur la mer, un verre à la main, des mezzés – olives noires et délicieux fromage de chèvre – en bouche, nous faisons la connaissance du maître des lieux, Markos Skordalakis. Crétois dans l’âme, il nous fait découvrir les maisons longtemps oubliées qu’il a joliment fait restaurer en respectant les traditions. Tout a du charme. Et à la taverne, le soir, à l’heure où défilent ces merveilleux plats crétois aux saveurs d’une nature respectée, il prendra sa mandoline pour nous chanter, dans une musique langoureuse ou endiablée, l’amour, la mort, la vie secrète de la Crète. Envoûtant, surtout quand le raki maison, un bon alcool de raisins, coule généreusement…

Côte Sud, comme jamais vue

Quand on aime, un tel site mérite d’y séjourner plusieurs jours. Nous choisissons de nous installer dans un de ces gîtes traditionnels, avec cheminée. Le nom du hameau hôtelier « Thalori» évoque la mer (Thalassa) et la montagne (ori). Une descente à la mer s’impose. Elle se fera par des sentiers à chèvres, à pied et en VTT. La plage d’Agios Ioannis est la plus proche. Et merveille ! Elle est peu fréquentée. Juste un chemin pierreux pour y accéder et un mini-bar ! L’eau y est claire, fraîche sous ce soleil de plomb. En nous aventurant un peu, nous trouvons des petites criques coupées du monde et des plages, certaines de sable. Pour remonter, Markos viendra nous chercher en 4×4. Ouf ! Chaussures de marche aux pieds, chapeau de soleil sur la tête, nous partons un jour randonner sur le sentier minoen qui longe la mer jusqu’au monastère de Koudouma. Niché dans une petite crique avec une plage de sable fin, au pied de la montagne au flanc abrupt, le monastère, toujours habité, n’était accessible autrefois, que par la mer. Il est encore loin de la vie moderne. Surprise ! C’est un jeune moine qui nous fait visiter l’église ancienne creusée dans la paroi rocheuse. Quiétude de ce lieu qui invite à la méditation. Et toujours la mer pour nous rafraîchir.

La mer à vue d’aigles

De magnifiques aigles nous survolent et nous sommes curieux de découvrir leur territoire entre montagne et mer. Markos accepte de nous servir de guide. Sans ailes, mais en jeep, la peur au ventre et les yeux éblouis par tant de beauté, nous filons, à vitesse soutenue ! Sur des chemins caillouteux que je trouve impraticables, mais qui visiblement ne l’effraient pas. A ma droite, près de 1 000 m de dénivelé, le vide et la mer en bas… Une côte rocheuse découpée et de petites baies isolées, car difficiles d’accès. Le joli village de Tris Eklisies, dans sa crique en bord de mer. Et dans ces paysages sauvages, sans âme qui vive à part des moutons, des petites églises byzantines. Puis c’est à Ethia que je reprends souffle. Dans la taverne du village, nous prenons un repas bien crétois : chèvre, « patates » et herbes sauvages (Horta), salade et fromage de brebis, le tout arrosé d’un petit vin local fort gouleyant. Quelle expédition !

Pour ceux tentés par ce retour à la nature vous touchez, dans ce décor, à tout ce qui fait la magie de la Crète. La rencontre avec Markos et sa famille révèle l’attachement des crétois à leur environnement et à leurs traditions. Un tel séjour n’a pas de fin, la côte sud reste à découvrir…

Et vous, vous êtes déjà allés en Crète ? Faites part de vos souvenirs dans la partie commentaires !

Si vous aimez la Crète, lisez notre article sur le régime crétois et celui sur la botanique.


Vos commentaires

fan de la Crete depuis 1994 seulement mais passage obligé presque tous les ans …;la mer la montagne la moto … la civilisation mediteranéeene (et minoenne) et le temps qui parait arrete surtout sur la cote sud…

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