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Martinique : à l’assaut de la montagne Pelée

Martinique : à l’assaut de la montagne Pelée

Mis à jour le 19 février 2018 | , ,
Publié le 2 février 2018

Par Annie Crouzet, auteure Évasion

On l’appelle, avec un brin de familiarité, la Pelée. Du haut de ses 1 397 m, ce légendaire volcan assoupi domine toute la Martinique. On peut parvenir jusqu’à son sommet : c’est une randonnée d’enfer, dans tous les sens du terme ! Voici notre feuille de route et nos conseils.

Choisir son point de départ

Trois sentiers peuvent vous mener au sommet. Le choix dépend avant tout de votre condition physique. Sachez que le sentier plus emprunté est celui de l’Aileron, qui part, à l’est de l’île de la Martinique, d’Ajoupa-Bouillon vers Le Morne-Rouge (environ 3,5 km pour 575 m de dénivelé). Il est permis d’hésiter entre cet itinéraire et celui de Grande-Savane, qui démarre, à l’ouest, sur la commune du Prêcheur : c’est le plus court, mais il est plus raide (741 m de dénivelé). Dernière option : le sentier du Morne-Macouba, qu’il faut aller chercher au nord. C’est le plus long (8 km environ) et le plus sportif (1 170 m de dénivelé).

Parking : seul le sentier de l’Aileron dispose d’un « grand » parking, bien que sa taille soit nettement insuffisante les jours d’affluence. C’est ce qui a déterminé notre choix.

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La montagne Pelée      ©  A. Crouzet

Bien s’équiper

Il vous faut de bonnes chaussures de randonnée, mais aussi casquette ou chapeau plus crème solaire pour vous protéger du soleil. Ajoutons un blouson style coupe-vent imperméable pour affronter éventuellement le brouillard et le vent en fin de parcours. Prenez de l’eau en quantité suffisante (2 l par personne paraissent optimum), de la nourriture et quelques barres de céréales, qui seront les bienvenues lors d’un coup de pompe. Enfin, partez tôt le matin et sachez… renoncer.

Topo-guide : il peut être consulté sur www.lesilesalacarte.com et est disponible, en version papier, à la Maison régionale des Volcans (au Morne-Rouge).

Impossible de se perdre

La montagne Pelée est-elle accessible à tout le monde ? Bonne question… Ainsi, nous avons vu un gamin de neuf ans arriver jusqu’au troisième refuge, à quelques mètres du sommet. Sacrée performance, même si le père assurait. Cela dit, sur le sentier de l’Aileron, il n’y a pas de réelle difficulté jusqu’au plateau des Palmistes. Impossible de se perdre : le chemin est balisé ; les panneaux poussent même l’obligeance (ou la perversité) jusqu’à vous signaler le temps qu’il vous reste pour parvenir au but, jusqu’à la boucle de la caldeira.

Point de vue : au panneau n° 9, au sommet de l’Aileron, on a une superbe vue sur la ville de Saint-Pierre. Une ville qu’une éruption de la Pelée raya de la carte le 8 mai 1902… 28 000 morts en quelques secondes.

Ouille, ça tire sur les cuisses

La Pelée, c’est des milliers « d’escaliers ». De toutes tailles. De toute nature : aménagés par l’homme ou improvisés dans les rochers. La montagne vous administre une belle leçon de step, 3 ou 4h durant ! Ouille, ça finit par tirer sur les cuisses. Et ce damné sommet vous donne souvent l’illusion d’être proche, pour se dérober aussitôt dans les nuages.

Pique-nique : il est idéal de pique-niquer au pied de la Croix Dufresnois (environ 1 210 m d’altitude), élevée en l’honneur du volcanologue. Belle vue sur toute la côte ouest de la Martinique.

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Les escaliers, du côté de l’Aileron      ©  A. Crouzet

 

À la croisée des chemins

À droite, c’est le deuxième refuge, à gauche le retour sur le parking de l’Aileron. Et, droit devant, le troisième refuge et le Chinois, c’est-à-dire le sommet de la Pelée. Il vous resterait une bonne centaine de mètres de dénivelé, c’est-à-dire trois fois rien, vu ce que vous venez d’avaler ! Erreur : le plus dur est à venir, car il va vous falloir plonger au fond de la caldeira (cratère), pour remonter aussi sec sur le dôme (1 364 m) né lors de l’éruption dantesque de 1902. En outre, dans un vrai chaos minéral, les pierres peuvent être glissantes. Il n’y a pas de honte à avoir à vous arrêter là : la majorité des randonneurs jette l’éponge à cette croisée des chemins.

En savoir plus : au sommet, il n’y a pas un seul dôme, mais deux dômes imbriqués, car, en 1929, la Pelée a remis ça. Un petit tour au Centre de Découverte des Sciences de la Terre s’impose pour en savoir plus.

Pas si pelée que ça

La montagne Pelée n’est pas si pelée que ça. Depuis 2007, 2 285 ha de sa superficie sont classés en RBI (Réserve Biologique Intégrale), une réserve qui héberge un bon tiers (certains disent même 40 %) des espèces endémiques des petites Antilles. On y fait des rencontres surprenantes : un anolis roquet (un gros lézard) ou un colibri à tête bleue, l’un des seuls oiseaux capables de faire du sur-place.

Rando accompagnée : bien entendu, toute cueillette de plantes ou fleurs est interdite. Si vous voulez découvrir la Pelée en compagnie d’un accompagnateur, adressez-vous au Comité de la Randonnée Pédestre de la Martinique, qui vous procurera la liste de ces professionnels.

colibri martinique

Colibri à tête bleue      © YanCabrera/Pixabay

Photo de couverture : la montagne Pelée ©Danieldu10/Flickr

 

par La Rédaction

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