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Du golfe du Morbihan à Concarneau

Du golfe du Morbihan à Concarneau

Mis à jour le 26 novembre 2018 | ,
Publié le 25 juillet 2011

Par Hervé, auteur du guide Evasion Bretagne Sud

Du très fréquenté golfe du Morbihan aux plus confidentielles rives de l’Odet en passant par Lorient et son grand festival Interceltique, la Bretagne sud affiche un caractère résolument maritime et de plus en plus bretonnant au fur et à mesure que l’on avance vers le Ponant. Les îles, les festivals, les plages, les croisières, le patrimoine… Pas de doute, l’emploi du temps va être chargé !

Le golfe du Morbihan

On commence par le large, histoire de prendre la température de la mer, avec les îles du golfe du Morbihan. Ma préférée : l’île aux Moines ! J’ai toujours aimé me perdre dans la lande parsemée de bruyère et d’ajoncs du côté de la pointe de Pen Hap. Un bout du monde où seuls les parcs à huîtres évoquent la proximité d’une civilisation. À quelques encablures, l’île d’Arz est un peu plus qu’une île : une sculpture de l’océan, qui ici a joué les artistes. C’est une invitation à la contemplation, à la méditation. Et si ces îles vous paraissent encombrées en été d’une foule trop compacte sur les minces filets de sable au fond des criques, je vous conseille de retourner les découvrir en hiver, ou mieux, les jours de tempête, quand l’orage ou les lumières rasantes offrent leurs plus dramatiques lumières.

La ria d’Etel, un coin tranquille

Vous avez dit tourisme de masse ? Moi je me sens tranquille du côté de la ria d’Etel. Un de ces petits coins reculés, méconnus et encore relativement épargnés par la foule. La ria est au Finistère sud ce que l’aber est au Finistère nord : une vallée dans laquelle s’engouffre la mer et où le paysage change constamment en fonction des marées. Estivale et balnéaire quand la mer est haute, la ria d’Etel prend des allures nostalgiques lorsque l’onde se retire. Ici, rien d’autre à faire que de flâner dans les minuscules ports de pêche ou à l’ombre des bois de pins. A la différence des abers, souvent encaissés, la ria d’Etel est bordée de longues plages de sable fin, immaculé, encadrant une eau limpide que descendent et remontent les voiliers. Un spectacle dont je ne me lasse pas !

Lorient ne manque pas de celte

Après la contemplation, place à la fête et à l’animation. Avec l’une des villes les moins chaleureuses et les moins attrayantes de Bretagne. Voilà, c’est dit ! Mais si une ville a su prouver que la beauté pouvait être intérieure, c’est bien Lorient. Tout comme la mer, à laquelle son histoire est intimement liée, Lorient se doit d’être apprivoisée et ne se livre qu’à ceux qui savent prendre le temps de la découvrir. Et quelle meilleure opportunité pour cela que d’aller assister le temps de quelques concerts au Festival Interceltique ? Il draine tous les ans, pendant dix jours, quelques centaines de milliers de personnes dans les rues du port, animant les terrasses de bars et des restaurants jusqu’aux premières heures de l’aube. Lorient sait se faire festive et colorée et ouvre alors ses portes au visiteur qui s’enchante de découvrir tous ses autres trésors.

Lorient toutes voiles dehors

Et Lorient en compte plus d’un. Moi qui ne suis pas très musées, je me régale avec la Cité de la voile où l’on apprend tout ce qu’il est possible de savoir sur l’histoire et les techniques de la navigation à voile ; la base sous-marine de Keroman et, tout proche, la dernière acquisition de la ville : le sous-marin La Flore, où l’on peut se glisser dans la peau d’un sous-marinier en pleine guerre froide !

La route des peintres

En allant de Lorient à Concarneau, passage par Le Pouldu et Pont-Aven, où l’on aborde la « Bretagne des peintres », celle dont Gauguin et Sérusier devinrent éperdument amoureux. On aborde la Cornouaille et ses villages de charme, vivant au rythme de traditions solidement ancrées, discrètement cachés au fond de rias comme la « capitale locale », Pont-Aven, aussi célèbre dans les musées qu’au cinéma.

Concarneau, une cité pas si close…

En point d’arrivée, je propose donc Concarneau, histoire de passer de la peinture à la carte postale. Concarneau est une cité close fortifiée, dont on ne se lasse pas de faire le tour, par les remparts, pour ne rien manquer de l’activité trépidante du port de pêche et de son ballet de navires en partance pour toutes les mers du globe. Dans ce parfait écrin d’histoire et de valeurs maritimes, le festival des Filets Bleus, à la mi-août, trouve toute sa place. Bombardes, binious et chants de marins résonnent de toutes parts en août, alors que les concarnois élisent leur reine de l’année et revêtent leurs plus beaux costumes traditionnels. Dépaysement garanti : bevet breizh !

Et vous, vous avez d’autres idées de balades à proposer ? Allez-y !

Retrouvez d’autres suggestions d’itinéraires et des bons plans dans le guide Evasion Bretagne Sud.

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