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Maroc : aux confins de la vallée du Draa en famille

Maroc : aux confins de la vallée du Draa en famille

Mis à jour le 19 juin 2019 | ,
Publié le 2 mai 2012

Par Marie-Caroline, éditrice du Guide Evasion sous le charme berbère

Voilà des semaines que l’on parle de ce voyage dans le désert. Une semaine de marche, ensemble, à l’extrême Sud du Maroc, tout au fond de la vallée du Draa. Tout est fin prêt. Les enfants (7 et 9 ans) sont impatients de courir dans les dunes, manger par terre, ne plus se laver, se lever avec le soleil…

Le grand jour

Nous quittons Marrakech de bon matin accompagnés d’un guide et d’un cuisinier. Nous passons le col de Tizi n’Tichka (2260 m), les sommets du Haut-Atlas sont enneigés. Ouarzazate, la ville sans bruit, la porte du désert. Nous empruntons la route des caravanes de sel qui allaient à Tombouctou pour échanger le sel des mines de l’Atlas contre de l’or, de l’ivoire et des esclaves. Zagora, palmiers-dattiers, oliviers et citronniers  le long du fertile Draa. Encore 90 km pour gagner Oulad-Driss. La route étroite autant que chaotique s’arrête soudain. Bienvenue au bout du monde.

Les enfants métamorphosés en petits Berbères s’apprêtent à partir pour leur première marche.     

Palmeraies, dunes et plateaux désertiques

Contre toute attente, nous évoluons dans des paysages incroyablement différents. Du village d’Oulad-Driss, à la Palmeraie de Mhamid, nous traversons des plateaux désertiques et des cordons de dunes.

Le village d'Oulad-Driss

Oulad-Driss : point de départ de notre trek     

Après 11 h, nous faisons la connaissance des chameliers qui vont nous accompagner dans cette aventure.

Marcher dans ces vastes champs de cailloux s’avère moins pénible que dans le sable.     

Chaque jour, nous parcourons entre 12 et 15 km, l’équivalent de 5 à 7 h de marche. Les enfants sont courageux et marchent d’un bon pas.

Des dunes à perte de vue, une expérience inoubliable.     

Le clou de la semaine sera sans doute l’ascension de la plus haute dune de la région : 70 m. On attend le coucher du soleil, seuls au monde. Même les enfants se taisent. Moment de grâce.

La palmeraie de Mhamid marque la fin de notre voyage.     

Des palmiers par centaines. Quelques maisons en pisé abandonnées depuis des années, faute d’eau. Une sorte de village fantôme propice au cache-cache des enfants.

 

Le dromadaire, meilleur ami du Berbère

 

4 dromadaires nous accompagnent durant notre aventure.     

La démarche placide, l’humeur égale, les dromadaires sont nos fidèles compagnons. Ils portent tous nos bagages, les tentes, l’eau, la nourriture pour une semaine, et les enfants quand ils sont fatigués.

Tous les matins entre 6h30 et 7h30, la caravane s’ébranle.     

Supermadaire, Maximadaire, Hypermadaire et Jean-Pierre (Mader) seront nos fidèles compagnons. Les enfants adorent leur démarche débonnaire.

Crêpes, salades croquantes, tajines savoureux : après l’effort, le réconfort

Petit déjeuner en regardant le soleil se lever, dîner sous les étoiles. Autant de petits bonheurs. Mohamed notre cuisinier a ravi nos papilles. Les enfants mettent la main à la pâte : ils écossent les petits pois, épluchent les carottes, assistent à la confection des beignets pour le goûter ou au pain des sables pour le dîner.

Un petit déjeuner au Sahara.     

A chaque repas, des produits frais, des saveurs épicées, cumin, gingembre…     

Partager et comprendre la culture berbère

Partir comme ça, une semaine en immersion totale, c’est aussi parler, découvrir et tenter de mieux comprendre une culture qui n’est pas la nôtre. Sans complexe, les enfants répètent quelques mots berbères, questionnent sur le mode de vie des touaregs (berbères nomades) dont nous croisons quelques dromadaires.

Une pause sous un tamaris providentiel donne lieu à 1000 questions.     

Sous la tente, on prépare à manger, on boit le thé, on parle, on joue.

Chaque jour, on monte la tente traditionnelle berbère, un lieu de vie unique.     

Mais ce voyage, c’est aussi l’occasion de parler de sujets graves, comme l’eau. Le désert progresse, le sable gagne du terrain. On voit des vestiges de villages, de canaux d’irrigation, de champs cultivés encore il y a à peine 10 ans. On explique patiemment l’importance capitale de l’eau.

Un puits que l’état marocain entretient pour que les Touaregs puissent continuer de vivre.     

Après une semaine, hors du temps, nous quittons à regret notre parenthèse enchantée avec une furieuse envie de recommencer très vite.

Côté pratique

Impossible de partir seuls pour une telle expédition. Notre agence coup de coeur : atlas-outdoor
Un merci tout particulier à Abdellah notre guide pour son sourire et sa gentillesse
Merci à Mohamed pour sa cuisine délicieuse.
Et pour Oooooooh Amed et Ali : Bismillah

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