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Grèce : 5 lieux où se sentir au bout du monde

Grèce : 5 lieux où se sentir au bout du monde

17 juin 2020 |

Par Isabelle Cervellin

À l’écart des sites touristiques qui attirent en Grèce des millions de visiteurs chaque année, au détour d’une lagune sauvage, à la pointe d’un cap rocheux, entre sommet montagneux et gorge profonde, sur un rocher perdu en mer, il est des coins de paradis où l’on se croirait seul au bout du monde !

À lire aussi : notre sélection des plus belles randonnées de Grèce.

La plage de Kalogria dans la forêt de Strofylia

La forêt de Strofylia est un parc naturel au nord-ouest du Péloponnèse. C’est là, lovée derrière un écran de verdure, que la plage de sable doré de Kalogria fait face à l’immensité de la mer. On la découvre au détour d’un lagon où la salicorne rouge se mire dans les eaux marécageuses. Derrière vous s’étire une infinité de teintes de vert. Des pins d’Alep flamboyants et des oliviers déploient leurs feuillages denses. Des massifs de thym et de bruyère tapissent les sous-bois… Au bout du chemin, une petite taverne attend le rare promeneur. À perte de vue, des dunes se prélassent, dessinées harmonieusement par les vents d’Ouest et la mer Ionienne. Par endroit, elles atteignent plus de 10 mètres de hauteur. Audacieux, quelques lys de mer tentent de résister aux vents. Le décor est tout simplement sauvage pour le plus grand bonheur des naturalistes et des naturistes…

Le lac de Tsivlos dans la montagne du Chelmos

Le lac de Tsivlos est un lac de montagne. Avec ses eaux transparentes, il se cache au cœur du parc national du Chelmos-Vouraïkos. Direction nord-est, à 37 km de Kalavryta en direction de la station de ski. L’endroit est idéal pour un pique-nique loin du monde. Pour jouer les Robinson à l’abri des regards sous les pins et les platanes plusieurs fois centenaires, vous ne serez pas déçus ! Vous êtes à une encablure à vol d’oiseau de la source du fleuve Styx réputé dans l’Antiquité pour ses vertus d’immortalité
Pour les bons marcheurs, il est possible de rejoindre le lac à pied par un magnifique petit chemin de randonnée. Le sentier démarre sur la gauche de la route reliant Kalavryta à Diakopto (à 14 km, à l’endroit où une pancarte en bois indique « Kernitsa », un petit panneau marron précise « Λίμνη Τσιβλού 9 km » comptez 3 h).

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Train dans le parc naturel de Chelmos-Vouraïkos      © siete_vidas1/AdobeStock

Tourlida, au sud de la lagune de Klisova

À l’ouest du Péloponnèse, sur la rive nord du golfe de Corinthe, se trouve Missolonghi. C’est ici le point de jonction entre les eaux des golfes de Patras et de Corinthe. De Missolonghi, la route s’engage sur une étroite digue aménagée à la fin du 19ème siècle. Elle traverse les marais salants de Klisova. En chemin, ne manquez pas le spectacle des cabanes sur pilotis et des montagnes de sel qui resplendissent dans le soleil d’été. Le marais aboutit à une minuscule péninsule, Tourlida ! Là, s’étire une longue plage de sable fin. C’est l’endroit rêvé d’où contempler les îles ioniennes au loin. Le vent soulève paresseusement quelques vaguelettes. Quelques échassiers en route vers le sud viennent s’abreuver au large. Des petits bateaux de pêche traditionnels, les gaïtis, se détachent au loin sur les eaux translucides. Laissez-vous bercer…

Le cap Ténare, l’entrée des Enfers…

Cap plein sud jusqu’au bout du monde des vivants ! À la pointe du Magne, le paysage se fait sauvage et rocailleux. Il est plus arrondi aussi par endroit. On dirait qu’ici les collines ont été polies par la mer et le vent. La route s’arrête après le village de Vathia. A partir de là, il faudra continuer à pied… Au bout du sentier qui longe la mer, après 45 minutes de marche, vous voilà au fameux cap Tenare (ou cap Matapan). Le redouté cap du sud ! De nombreux navires s’y sont abîmés en mer et ce, depuis les temps les plus anciens, car les vents changeants peuvent être terribles ! Tout naturellement, les Grecs de l’Antiquité avaient placé ici l’entrée de l’Enfer. Hadès y régnait en maître sur le royaume des morts.

L’îlot de Sapientza

Au programme : petites plages de sable blanc, eau turquoise, chèvres sauvages et promenades en solitaire sur les sentiers… L’îlot de Sapientza est désert. Situé à l’extrême sud de la Messénie, il protégeait jadis l’entrée de la baie de Methóni. Flanquée d’une spectaculaire forteresse médiévale, la cité était, à l’époque, l’un des yeux de la République de Venise. Depuis Methóni, plusieurs barques proposent de vous déposer à Sapientza. Vous y découvrirez la petite forêt d’arbousiers qui recouvre le centre de l’îlot. En route pour l’aventure…

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Forteresse de Methóni      © Kushnirov Avraham/AdobeStock

La plage de Limionas, à l’ouest de l’île de Cythère

La plage de Limionas est le refuge des amoureux en quête de solitude. Car Cythère est une île où l’on vouait, jadis, un culte à Aphrodite ! Et le souvenir de la déesse de l’amour fait d’elle une des destinations les plus romantiques de Grèce. C’est à 6 km au sud-ouest de Kato Chora, au bout d’une route qui surplombe la mer que se trouve la petite plage de Limionas. A cause de sa forme très spéciale, Limionas est souvent comparée à un lac. Quelques maisons de pêcheurs, des tamaris, une chapelle dédiée à Agios Nikolaos… et vous !
Notre conseil : plage déserte, lac de montagne, cap ou péninsule à l’écart, pensez à emporter de l’eau et le nécessaire pour vous protéger du soleil. Les étés peuvent être caniculaires en Grèce et particulièrement dangereux lorsqu’on est seul au bout du monde dans des endroits où il peut ne pas y avoir de réseau.

Image à la Une : Village de Limeni, dans le Magne en Grèce ©anastasios71/AdobeStock
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