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Guinness et drague à l’irlandaise

Guinness et drague à l’irlandaise

Mis à jour le 30 novembre 2018 | ,
Publié le 2 mai 2013

Par Laure, anthropologue du genre humain

Parlons peu, parlons bien. Dublin, capitale de l’Irlande, est plus réputée pour ses pubs que pour ses musées (fort intéressants au demeurant). Passer un week-end à Dublin sans s’attarder jusqu’à pas d’heure dans l’une des enseignes de Temple Bar, c’est un peu comme visiter la France sans boire de vin… un non-sens absolu !

La Guinness, une véritable institution

Les Irlandais sont fiers de leur bière, plus particulièrement de la Guinness. Cette soupe d’orge fermentée est un véritable monument national, la boisson incontournable des stades de rugby et des soirées entre amis. La légendaire boisson a été créée en 1759 par Arthur Guinness. Un brin mégalomane, le bonhomme avait pour ambition de rester dans l’histoire. Il aurait pu peindre un chef d’œuvre, écrire des poèmes en prose… il préféra mettre au point une bière. Activité certainement plus lucrative. Il installa sa brasserie sur quelques ares de terrain, au bord de la Liffey. Prévoyant, l’homme d’affaire signa un bail de 9 000 ans.

Guinness Storehouse, le Disney Land de la bière © Marie-Pierre Budin

Guinness Storehouse, le Disney Land de la bière
     ©  Marie-Pierre Budin

Guinness Storehouse : un incontournable ?

Guinness Storehouse, Saint James’s Gate. Ouv. t.l.j (9h30-17h).

Les pour : situé dans le quartier des Liberties, où vous pourrez agréablement vous dégourdir les jambes après votre visite, ce musée aménagé dans une gigantesque brasserie début XIXe a un certain cachet. Tout en brique, le bâtiment de sept étages vous propose de découvrir, palier par palier, l’univers de la marque culte. Au programme : parcours fléché, scénographie léchée et dégustation de Guinness dans le bar panoramique du septième étage où la vue sur Dublin, par temps clair, vaut le coup d’œil.

Les moins : très populaire, le musée est un peu le Disney Land de la ville. Une foule de touristes excités fait la queue à l’entrée. Tant pis pour la tranquillité. Après avoir payé votre ticket à un prix exorbitant (certes, la pinte de Guinness est incluse), vous êtes propulsés dans l’univers ou plutôt l’apologie permanente de la marque. Vous apprendrez très peu de chose sur la fabrication de la bière et presque rien sur la vie de la famille Guinness. Visiter ce musée, c’est un peu comme se taper la même pub une heure durant. Si la foule et le marketing outrancié vous rebutent, mieux vaut passer votre chemin et déguster votre Guinness attablé dans un pub.

Le quartier des Liberties à la tombée du jour © Marie-Pierre Budin

Le quartier des Liberties à la tombée du jour
     ©  Marie-Pierre Budin

Une soirée au pub

Les pubs, parlons-en justement. En bonne touriste épuisée par 48 heures de visite intensive, je me réfugie un dimanche soir dans l’une des enseignes de Temple Bar. Je choisis l’adresse un peu au hasard. Mon seul critère de sélection : pouvoir m’asseoir. Pour qui connaît Temple Bar, ce n’est pas une mince affaire. Après de longues minutes d’errance, je trouve le tabouret tant convoité. Je savoure ma Guinness en écoutant distraitement deux guitaristes tendance pop-rock. Il est 20 heures. Au comptoir, quelques couples sirotent leur bière en discutant avec le barman.

22 heures, changement d’ambiance. En moins de quinze minutes, le pub s’est rempli de jeunes — et moins jeunes — femmes sur leur trente-et-un. La célibataire made in Irlande n’y va pas de main morte. Qu’elle aie vingt ou quarante ans, c’est brushing à la Gossip Girl, mini-jupe et/ou robe bustier, sans oublier les talons de quinze centimètres — cloutés de préférence. Avec une adresse des plus remarquables, ces dames se contorsionnent sur leur tabouret, tournicotent à 360° pour faire admirer, selon l’angle choisi, leurs jambes ou leur chute de reins. Le tout, en buvant des cocktails à la paille. Je reste un instant interloquée. Pour qui font-elles tant d’efforts ? Sûrement pas pour le respectable père de famille assis à l’autre bout du comptoir, ni pour ce touriste encore adolescent. C’est alors que les cibles, les vraies, entrent en scène. Calculateur, le jeune séducteur prend la température avant de se décider. Il fait son marché des yeux, consomme quelques verres avant d’élire la fille de son choix. Target repérée, il peut se lancer. A ses risques et périls. Car l’Irlandaise, sous ses dehors aguicheurs, ne se laisse pas conquérir par le premier venu. Le grand bal de la séduction (et des négociations) peut maintenant commencer.

Le temple de la drague  © Marie-Pierre Budin

Le temple de la drague
     ©  Marie-Pierre Budin

 Photo à la une : Temple Bar © Marie-Pierre Budin
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