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La magie des Alpilles : une autre Provence

La magie des Alpilles : une autre Provence

Mis à jour le 27 novembre 2018 |
Publié le 20 juin 2011

Par Annie, auteure du guide Evasion Provence

Les Alpilles ? Au-delà de leur image cigale et people, ces petites Alpes (point culminant 498 m !) aux couleurs crayeuses sont fascinantes. Au milieu de paysages fantastiques et ruiniformes, entre oliviers et vignes, on croise quelques fantômes. Ceux de Nostradamus, de van Gogh ou d’Arman… Des Baux-de-Provence à Eygalières, un itinéraire placé sous le signe de l’insolite.

Arman s’installe aux Baux-de-Provence

« C’est une œuvre d’art ? » Bonne question, fiston. Et réponse embarrassée devant un « tas » de bidons usagés : « Pas encore … ». Les Baux saisis par l’art contemporain, cela « déménage ». Chaque année, un artiste se voit remettre les clefs de la pittoresque cité baussenque. En 2011, c’est Arman (1928-2005), qui squatte ruelles, placettes… Et même les murs du village, le soir venu, jusqu’à 1h du matin dans un étincelant carrousel d’images. Magique, Arman au clair de lune… Mine de rien, cette immersion dans l’œuvre du pape du nouveau réalisme nous interroge « grave » sur notre rapport aux objets dans une société de consommation, adepte du toujours plus (Exposition, du 4 juin au 16 octobre 2011).

Château des Baux-de-Provence : attention, zone de tir !

11 h15. Dans le château des Baux-de-Provence, dont les seigneurs n’étaient pas des enfants de chœur, les boulets pleuvent encore comme à Gravelotte. Rassurez-vous, il s’agit de ballons remplis d’eau. Vingt kilos tout de même. Cela justifie amplement les mises en garde de Denis et Benoît, intermittents du spectacle, engagés pour la saison comme « servants » de ces catapultes, qui semaient au Moyen Âge la terreur. « Attention, zone de tir », crient-ils à l’adresse de quelques inconscients, égarés. Dans leur job, trois à quatre fois par jour, ils se taillent un beau succès. Enfants médusés, adultes fascinés. Finie, la visite pensum… Le Moyen Âge comme si vous y étiez. Comme par téléportation.

Étrange Mont Gaussier

Bye, bye les Baux. Un dernier regard. J’emporte la vision de cette âpre citadelle, émergeant des vignes et des oliviers. La route, maintenant, se tortille dans la forêt. Arrêt à hauteur de Glanum, cité antique « ressuscitée » à partir de 1921. Je n’ai d’ yeux que pour la silhouette étrange – comme un aigle qui déploierait ses ailes – du Mont Gaussier. Sur cette « montagne » calcaire (306 m), Nostradamus, enfant, aurait été initié à l’astrologie par son arrière-grand-père. C’est le mont Gaussier que Vincent van Gogh voyait de sa fenêtre à l’asile Saint-Paul-de-Mausole, où il avait été interné sur sa demande. Et qu’il a introduit dans ses toiles hallucinées.

Agapes à la romaine à Glanum

Très curieuse, la carte de Taberna Romana sur le site de Glanum. Sous la tonnelle, on y retrouve son latin : sarda, pullus… Dans son resto, Mireille Chérubini a puisé, en partie, son inspiration dans les recettes d’Apicius. Italienne d’origine (« je suis donc gallo-romaine »), Mireille, toujours à l’affût de nouvelles révélations culinaires que les fouilles archéologiques pourraient lui apporter, « se régale ». Nous aussi ! Ouf, elle nous a épargné les talons de chameau, les langues de rossignol dont raffolait, paraît-il, l’empereur Tibère !

Cherche désespérément Nostradamus à Saint-Rémy-de-Provence

Arrivée à Saint-Rémy-de-Provence. Cette charmeuse est la ville natale de Nostradamus (1503-1566). Zut, j’ai raté le marché sous les platanes centenaires : c’était mercredi. Alors, j’apprécie la fraîcheur et le calme de la rue du Parage, qui a conservé ses beaux hôtels particuliers Renaissance en pierre de taille. Place Favier, amusée, je lève le nez pour « mater » les gargouilles de l’hôtel Mistral de Mondragon (c’est aujourd’hui le musée des Alpilles). Ces monstres sont censés, selon une légende, hurler à l’approche du Mal, sorciers, magiciens… Silence. Je débusque, enfin, la maison natale de Nostradamus, rue Hoche. Une simple plaque… Tout ça pour ça.

Magie verte à Eygalières

Quittons Saint-Rémy pour Eygalières et son Mas de la Brune, dont Alain et Marie de Larouzière sont les adorables propriétaires. Ils ont racheté il y a quelques lunes une demeure Renaissance (1572), qui aurait appartenu à un alchimiste ; et « déliré deux ans » sur la création du jardin de l’Alchimiste. Si vous pensez trouver ici le secret de la pierre philosophale, pour transformer en or tout ce que vous touchez, mauvaise pioche ! Mais vous passerez un moment délicieux. A décrypter les « messages » de ce jardin initiatique, fantastique. À humer le parfum des Fées des neiges (des roses). Sans résister à la tentation de faire une razzia à la pépinière. J’ai craqué pour l’un de ses aeonium, couleur noir démon.

Désolée, nous avons oublié de vous mettre en garde : contre les sortilèges des Alpilles, il n’y a pas d’antidote !

Et vous, vous êtes déjà allé dans les Alpilles ? Vous avez des bons plans, des coins préférés ? Faites-en part !

Retrouvez plus d’adresses et d’autres idées de balades dans le guide Evasion Provence.

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