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Les Nuits Blanches de Saint-Pétersbourg

Les Nuits Blanches de Saint-Pétersbourg

Mis à jour le 27 novembre 2018 | , , ,
Publié le 16 juin 2011

Par Catherine, auteure fan de la Russie

« Figurez-vous une atmosphère gris perle, irisée d’opale, qui n’est ni celle de l’aube ni celle du crépuscule (…). Des ténèbres transparentes qui ne sont pas la nuit mais seulement l’absence du jour (…) ; un calme qui vous rafraîchit l’âme, une quiétude qui vous dilate le cœur (…) » : les impressions d’Alexandre Dumas remontent à l’année 1858 mais elles n’ont pas pris une ride. Quoique. Pour le calme et la quiétude, il faudra revenir à un autre moment : en juin, dans l’ancienne capitale des tsars, la fête bât son plein !

Les Nuits Blanches, entre le jour et la nuit

Ces nuits, ce sont d’abord un phénomène naturel caractéristique du nord de l’Europe du Nord. On comprend mieux en observant un planisphère : Saint-Pétersbourg se trouve à 60° de latitude nord, suffisamment près du cercle polaire pour qu’au moment du solstice d’été (21 juin), le soleil descende très peu sous l’horizon. Sa lumière reste alors longtemps diffusée par l’atmosphère terrestre. Les jours semblent vouloir se prolonger indéfiniment, les nuits, refuser de tomber, semant une certaine confusion dans les horloges biologiques.

Saint Pétersbourg, la ville qui ne dort pas

De fait, il est plus de 3 heures du matin et malgré les lourds rideaux qui couvrent la fenêtre de ma chambre, je n’arrive pas à dormir. D’ailleurs, ce n’est pas la lumière qui me gêne. Malgré la journée à arpenter les rues de la ville, malgré le tourbillon de toiles de maîtres admirées au Musée Russe – mon préféré, je ne me lasse pas d’y retourner – je n’ai pas sommeil. L’atmosphère est chargée d’une énergie incroyable qui n’incite pas à tomber dans les bras de Morphée. Mais tout s’explique : en Russie, les beaux jours sont précieux. L’hiver a été long et on en sort brutalement. On y rentrera tout aussi vite à l’automne. A la belle saison, tout le monde est dehors : quelque soit leur âge, les Pétersbourgeois profitent du moment.

La fête à tous les étages

Ça tombe bien, il y a fort à faire. Toutes sortes de manifestations artistiques se succèdent dans le cadre du Festival des Nuits Blanches. Le théâtre Mariinsky (ex-Kirov) est en tête avec les Étoiles des Nuits Blanches : concerts, opéras, ballets, le programme de la prestigieuse institution est à son apogée… tout comme les prix des billets. A la forteresse Pierre-et-Paul, le berceau historique de la cité, un grand concert rock est organisé pendant cette période. Le tombeau des Romanov, lui, attire toujours les foules… tout comme la plage qui s’étend sous les remparts. Les « morses », les baigneurs de l’hiver qui doivent briser la glace pour plonger dans la Neva, sont fidèles au rendez-vous et ne se plaignent pas du soleil !

Saint-Pétersbourg, le jour

Il n’y a pas que les grands musées dans cette ville d’abord connue pour l’Ermitage, un lieu qui pour beaucoup justifie le voyage. Les Russes se sont fait une spécialité des appartements-musées qui permettent d’entrer dans l’intimité d’un personnage. A côté des domiciles des célébrissimes Pouchkine et Dostoïevski, ceux du compositeur Rimski-Korsakov et de Fedor Chaliapine, la basse russe la plus célèbre de tous les temps, sont aussi passionnants et incitent à prolonger la visite.

Saint-Pétersbourg, la nuit

Ça commence forcément par une tournée des bars. Direction Propaganda, à deux pas de la perspective Nevski, pour plonger dans une ambiance insolite : celle d’un sous-marin de l’époque soviétique ! Ou Rousski Kitcsh avec son décor extravagant de fresques baroques et d’angelots dorés, pied de nez aux goûts ostentatoires des « nouveaux Russes ». L’atmosphère est diamétralement opposée chez Idiot : avec sa déco brocante et son air bohème, l’établissement, qui fait référence au roman de Dostoïevski, est assez unique en son genre.

Dans la ville Russe, au hasard

Les rues sont remplies de flâneurs qui goûtent la douceur de la soirée. Sur les quais, des pêcheurs, toujours prêts à faire un brin de conversation, taquinent les poissons. Dans les parcs, les amoureux sont comme partout ailleurs sur les bancs publics et font ceux qu’ils ont à faire… Reste un défi : le passage des ponts. Entre avril et octobre, la Neva, libre de glace, est ouverte à la circulation des bateaux de gros tonnage. Sur les grands axes, les ponts se lèvent à des horaires précis, offrant un spectacle captivant. Il est alors impossible de regagner par la route le quartier de Vyborg, de Petrogradskaïa ou l’île Vassilievski. Le défi ? Ne pas laisser passer l’heure quand on loge dans ces secteurs !

La magie perdure plusieurs semaines. Et puis les grandes vacances arrivent. En août, la ville se vide de ses habitants qui prennent le chemin de la campagne. Les nuits se font de plus en plus profondes. Septembre est là et une nouvelle année commence. Bientôt les nuits seront plus longues que les jours…

Saint-Petersbourg, le théâtre Mariinsky

le théâtre Mariinsky      ©  Jean Tiffon

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