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24 heures à Dublin

24 heures à Dublin

Mis à jour le 30 novembre 2018 | ,
Publié le 12 avril 2013

Par Laure, éditrice du Guide Évasion

A moins de deux heures de Paris, la capitale irlandaise, réputée pour sa météo houleuse, m’accueille sous le soleil. Et dans les arbres, que vois-je ? Non, je n’ai pas rêvé, ce sont bien des bourgeons ! Si on m’avait dit que je trouverai le printemps sous ces latitudes.…
Pour profiter au mieux de la journée, suivez le guide.

Trinity College

Après une petite marche revigorante dans le très résidentiel quartier de Ballsbridge, où je m’extasie à chaque pas sur la beauté des portes et le charme des maisons, je pénètre dans la cour de Trinity College. Une file de touristes fait patiemment la queue pour visiter The Old Library et admirer le livre de Kells. Ce Nouveau Testament de 304 feuillets est le plus précieux livre d’Irlande. Je mourrais d’envie de le voir, certes… mais pas au point d’attendre quatre heures dans le froid, alors que je digère encore l’imposant et roboratif irish breakfast servi à l’hôtel. Je me contente de déambuler dans les cours intérieures garnies de pelouses et d’admirer l’éclectisme architectural du lieu.

© Laure Didry

     ©  Laure Didry

Grafton Street et Saint Stephen’s Green

En sortant de Trinity College, je me laisse séduire par la devanture d’une des nombreuses boutiques de Grafton Street, l’une des rues les plus commerçantes de Dublin. Boutiques de chaussures et de vêtements se succèdent, ponctuées de quelques stands de fleuristes. Il est dix heures, la rue est encore calme. Des musiciens grattent quelques accords sur leur guitare. Les Dublinois sourient. Que c’est reposant, une capitale à taille humaine. Dans le charmant parc de Saint Stephen’s Green, l’atmosphère est tout aussi détendue. Des mouettes s’ébattent au milieu des parterres de fleurs, le soleil brille, que demander de plus ?

Saint Patrick’s Cathedral

Dans le quartier des Liberties, compris entre les cathédrales Christchurch et Saint-Patrick, j’opte arbitrairement pour la visite de cette dernière. L’édifice est l’un des derniers vestiges de la cité médiévale. Remaniée et restaurée à de nombreuses reprises — on dit merci au brasseur Benjamin Lee Guinness, héritier du célèbre Arthur Guinness, qui mit la main à la poche au XIXe siècle —, la cathédrale abrite quelques curiosités entassées dans une joyeuse anarchie. Les poussiéreux drapeaux des chevaliers de Saint-Patrick, le tombeau de Jonathan Swift et de sa nièce et compagne Stella, ainsi que l’orgue valent le coup d’œil.

Pause déjeuner

Pour se sustenter, direction le Market Arcade, petite galerie commerçante qui vaut plus par le charme de son architecture que par la qualité de ses boutiques. Je m’attable chez Honest to Goodness, l’endroit idéal pour boire un thé bio, manger des salades toutes fraîches et croquer dans un bon sandwich. Après l’explosion de cholestérol du petit déjeuner, ce repas détox fait un bien fou. A en juger par la galerie de maquilleuses et d’aspirantes top model qui fréquentent le lieu, je ne suis pas la seule fille que cette adresse bobo-écolo séduise…

L'improbable décor d'Honest to Goodness © Laure Didry

L’improbable décor d’Honest to Goodness
     ©  Laure Didry

The Chester Beatty Library

Que vous aimiez ou non les livres, courez visiter ce beau musée à deux pas du Dublin’s Castle. Passionné d’objets d’art et de manuscrits, l’entrepreneur américain sir Alfred Chester Beatty a légué son impressionnante collection à l’Etat irlandais. Je m’offre un petit tour du monde imaginaire en admirant les vitrines : délicates estampes japonaises, gravures de Dürer, étonnant évangile éthiopien ou papyrus égyptien. Très bien mis en valeur, les ouvrages sont accompagnés de vidéos bien ficelées sur les techniques de fabrication des livre et l’art de l’enluminure.

O’Connell St.

Pour me dégourdir un peu les jambes, direction la rive Nord. Après une pause rapide à Temple Bar, le temps de savourer une première Guinness, je traverse la rivière et remonte O’Connell St., sorte de Champs-Élysées à la dublinoise. Au milieu de l’avenue, je croise quelques statues de personnalités — dont un Christ kitschissime — avant de me retrouver nez à nez avec the Spire, une flèche épurée de 120 mètres inaugurée à l’occasion du nouveau millénaire. Moins touristique, le quartier n’en est pas moins vibrant de vie en ce milieu d’après-midi.

The Hugh Lane

La peinture moderne ne vous inspire guère ? C’est le moment de changer d’avis. Cette petite collection nous fait entrer tout en douceur dans la modernité, sans risque d’overdose. On commence avec quelques classiques connus de tout un chacun — Monet, Corot, Degas — avant de s’attaquer à des toiles plus contemporaines, plus pointues. J’ai personnellement eu un petit coup de cœur pour les tableaux de Louis Le Brocquy, décédé en 2012. Et pour conclure la visite, je m’immerge dans l’univers de Francis Bacon. Son atelier londonien a été entièrement reconstitué entre ces murs. Une vraie prouesse ! Chapeau aux archéologues et à Francis Bacon. Pour retrouver un pinceau dans ce capharnaüm, il fallait vraiment être un génie…

Dublin à la tombée du jour © Marie-Pierre Budin

Dublin à la tombée du jour
     ©  Marie-Pierre Budin

Temple Bar

Trêve de musée, il est temps de passer aux choses sérieuses. Car, à Dublin, c’est au pub que tout se joue. En bonne touriste, je m’en retourne vers Temple Bar où les rues sont déjà très animées (il est à peine sept heures…). Seulement voilà, je déteste boire le ventre vide. Avant d’élire le pub de mon choix, je dîne chez Elephant & Castle. L’adresse est bondée et on comprend pourquoi. Leur gigantesque burger est à se damner ! Ragaillardie, je me perds un moment dans les rues. Des jeunes filles gentiment éméchées se déguisent à l’angle d’une maison, de jeunes musiciens mêlent allègrement musique traditionnelle irlandaise et chansons rock. Enfin, j’atterris à The Porterhouse, chaleureux pub doublé d’une véritable brewery. Ici, point de Guinness. Je goûte aux productions du cru. Un petit plateau de dégustation me permet de tester trois breuvages avant d’élire la pinte de mon choix. Sur fond de musique live, je me délecte d’une Oyster Stout. La soirée promet d’être agréable.

Carnet d’adresses

Honest to Goodness, 25 Market Arcade, George’s Street, Dublin 2.
Elephant and Castle, 18, Temple Bar, Dublin 2.
The Porterhouse Temple Bar, 16-18 Parliament Street Dublin 2 .

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