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Dublin : Rock on !

Dublin : Rock on !

Mis à jour le 3 décembre 2018 | ,
Publié le 19 mai 2011

Par Annie, auteure du guide Evasion Irlande

Au diable, la morosité. Crise ou pas, la ville de U2 et autres celtiques rockers, a retrouvé son mojo, traduisez son magnétisme, la pêche… Mais chut ! « Ne le dites pas au FMI ou à Angela Merkel », ironise un chroniqueur de l’Irish Independent. Finis les prix délirants. Craic City, la cité où l’on prend du bon temps, a mis de l’eau dans son whiskey. Allez, rock on !

Early bird et autres tuyaux pour bien commencer…

Dublin et l’Irlande ont élevé la chasse au discount presque à la hauteur d’un art. En surfant à longueur de journée sur Internet. Bingo : telle visite de la ville s’affiche ce vendredi à moitié prix. Pourquoi ? Ne cherchez pas, sautez sur l’occasion. Re-bingo. La chambre de ce boutique-hôtel, où la nuit est normalement facturée plus de trois cents euros, se retrouve à quelques cinquante euros dans un forfait. Crazy ? Oui. Autre tuyau : dans les cartes des restaurants, repérez tout de suite les mots early bird (lève-tôt en principe !) ou menu pre-theatre. Synonymes d’addition poids plume à condition d’accepter de dîner tôt, entre 17h et 19h généralement.

Grafton Street, show devant

Pour être illico dans le tempo, plongez dans l’effervescence de Grafton Street. Cette rue piétonne s’étire entre Trinity College (l’université, TCD pour les intimes) et St Stephen’s Green. Elle enregistra les débuts de Bob Gedolf au Bewley’s ou de Chris de Burgh au Captain Americas. Aujourd’hui, tous les Bono (U2) en herbe y tentent leur chance en faisant la manche. Musiciens, contorsionnistes, mimes dont l’immobilité trompe même un pigeon… Grafton Street, c’est un show non stop, bon enfant, où l’emblématique Molly Malone, figée dans le bronze par Jean Rynhart, fait de la figuration.

Leçon de Guinness

In-con-tour-na-ble également pour se mettre au diapason : une petite virée à la Guinness Storehouse. Pour tout, tout, savoir sur cette stout (bière brune), et les coulisses de sa success story. Vous apprendrez à déguster, dans les règles de l’art, votre première pint (0,56 l !) offerte, tout en haut, au septième étage, dans le Gravity Bar. On y jouit d’une vue fabuleuse sur tout Dublin. Prenez vos repères : la coupole de Four Courts, l’obélisque de Phoenix Park…

Vibes en stock du côté des pubs

Maintenant, vous pouvez vous mettre en quête d’un bon petit « vibe », c’est-à-dire d’un lieu à l’atmosphère sympa, saturé de musique. Un pub (qui signifie public house, où les Irlandais s’invitent), un bar, une scène… qui feront de vous un craic addict. Le craic qui se prononce crack ? En irlandais pur malt, c’est prendre du bon temps. Tabourets haut perchés ou canapés veloutés, avec DJ ou groupe live, l’endroit peut être tradi ou du dernier « shabby chic » (littéralement, le miteux chic), esprit brocante et glamour. J’ai un faible pour Bruxelles, un peu à l’écart de Grafton street. Ou pour le Bar with No Name. En étage, dans Fade street, le trouver relève de l’exploit que vos futurs amis irlandais apprécieront.

Fromages et fiddle

Le samedi, Dublin a ses marchés comme le très bobo Food market de Temple Bar. Les petits fromages des frères Sheridan y sont à se damner. Et je festoie au stand d’huîtres de John Mc Inerney, une véritable institution. Avec un morceau de fiddle (violon) en prime… le bonheur ! Chance pour les lève-tard : ce marché fermier, qui se veut bio, s’étale sur une partie de l’après-midi (jusqu’à 16h30). Autre idée, insolite : allez farfouiller, en musique, of course, dans le petit Crafty market. Un samedi sur deux, cela tient du marché aux puces, de la foire à la création…

Les Docks, « U2 is my God »

Le nouveau Dublin est là : à l’embouchure de la Liffey. Le quartier des Docks se paie d’audaces architecturales, mais quelques terrains vagues font tache, la crise ayant stoppé net plus d’un projet. Daniel Libeskind a taillé comme un diamant le Grand Canal Theatre, tout en acier et en verre. Sur Hanover quay, irez-vous vous incliner devant le U2 Wall, face aux studios décrépits du groupe rock ? « U2 is my God », a écrit un fan. Autre choc visuel, émotionnel : les statues décharnées, presque tremblotantes du Memorial to the Great Famine (1845-1851) de Rowan Gillespie sur Custom House quay. Juste au pied d’immeubles, où les traders rescapés de la dernière crise entassent barbecue et vélo dernier cri sur leur balcon-terrasse.

Et puis, et puis… stop ! Gardez cela à l’esprit : la craic attitude, c’est aussi prendre son temps. Á Dublin, passez en mode slow. Une petite sieste, peut-être, sur les pelouses de St Stephen’s Green ?

Et vous, vous êtes déjà allé à Dublin ? Vous avez des bars ou restaurants préférés ? Racontez-nous dans la partie commentaires !

Retrouvez d’autres idées balades et des bons plans dans le guide Evasion Irlande.



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