
Mis à jour le 9 janvier 2020
| Midi-Pyrénées
Publié le 11 septembre 2013
« La plus rose de toutes les villes roses ». Montauban la bien-nommée est encore plus rose depuis qu’elle a fait peau neuve ces dernières années. Au promeneur ébloui elle offre son architecture de brique qui se détache sur le vert du Tarn et de ses abords. Une visite s’impose, dont vous reviendrez… le rose aux joues !
Il y a différentes façons d’aborder Montauban. Dans la vieille ville, arrêtez-vous pour prendre un café place Nationale, bordée d’une double rangée d’arcades, où étaient établis autrefois les drapiers et les savetiers. Ou foncez directement au musée Ingres – le peintre est né ici. Installé dans l’ancien palais épiscopal, il présente de superbes dessins – Ingres était un dessinateur hors pair –, et des tableaux. Arrêtez-vous devant le sourire énigmatique de la belle Madame Gonse et tâchez de percer son mystère. Au 2e étage, une surprise vous attend : le violon d’Ingres, avant d’être une expression, est un véritable instrument, pieusement conservé au musée ! Le peintre avait été deuxième violon à l’orchestre du Capitole de Toulouse.
Montauban regorge de petits restaurants sympathiques, d’autres plus chic, de salons de thé. Au Goût Thé, en face du musée Ingres, une soupe courgettes-menthe, suivie d’une tarte salée et d’un crumble au citron vous tentent ? À la fin du repas, il est difficile de repartir sans une boîte à thé ou une théière ! Passez ensuite à la Maison Pécou faire provision de boulets de Montauban, délicieuse friandise faite d’une noisette enrobée de chocolat noir qui fond dans la bouche. Ces boulets rappellent ceux qui furent lancés par centaines sur la ville par les soldats de Louis XIII qui voulait en déloger les protestants, établis à Montauban depuis un demi-siècle. Vous pouvez d’ailleurs en voir des traces sur la façade de l’église Saint-Jacques, place Victor Hugo…
Les briques de Montauban
photo credit: fklv (Obsolete hipster) via photopin cc
Au Moyen Age et à la Renaissance, Montauban était très riche. Les marchands de draps, dentelles, bijoux, armes, étaient devenus de vrais bourgeois et habitaient dans de beaux hôtels particuliers tout en hauteur. Quand la ville devient protestante, l’activité drapière augmente encore. Les portes de ces demeures sont ornées de heurtoirs en fer forgé très travaillé. Je vous conseille de vous promener dans la vieille ville pour les admirer, c’est rare d’en voir d’aussi beaux.
Comment se croire à la campagne ? La dernière fois que je me suis arrêtée à Montauban, il faisait 35°. En début d’après midi, quand la chaleur montait, le jeu était de partir à la recherche d’espaces verts. Commencez par le jardin des Plantes et ses mûriers blancs. Puis longez les Berges du Tescou ou bien les bords du Tarn en prenant la promenade du Sapiac à partir du Pont-Neuf. La lumière est telle que parfois on confondrait le Tarn avec l’Arno !
Pour passer la nuit, réservez une chambre d’hôte chez Laurent et Nadine, qui tiennent Les Années 30, un peu en dehors de Montauban. C’est Nadine qui a fait toute la déco, et chaque chambre est différente. Bonne cuisinière, elle sert des confitures maison et le soir, si ça vous tente, elle vous prépare le repas. Après dîner, Laurent sort souvent une bouteille, histoire de finir la soirée en beauté. Vivement la prochaine fois !
Photo de une : Julie Gibbons
nicolette
le 14 juin 2014 :
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