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Le New York des périphéries

Le New York des périphéries

Mis à jour le 3 décembre 2018 | , ,
Publié le 5 mai 2011

Par Sarah, auteure

Je m’envole pour New York ! Broadway, Central Park et l’inévitable Empire State building… Et si on s’éloignait un peu de ce New York dont on entend si souvent les louanges, celui de Franck Sinatra, Woody Allen et Sex and the City ? Si on évitait les trottoirs fumants de Manhattan et le bruit familier des sirènes ? Si on parcourait la périphérie, les marges, autrefois oubliées, ghettoïsées ? Notre mission : découvrir le New York qui brille moins, dort parfois et qui aujourd’hui revit…

Harlem, un dimanche ensoleillé

Lorsque l’on traverse la frontière des beaux quartiers avec Harlem, au-delà de Central Park, on arrive dans une autre ville, plus colorée, plus musicale, plus vivante aussi. Les faubourgs du Nord sont beaucoup moins violents qu’il y a encore quelques années. Chaque visage, chaque coin de rue attire mon attention. Les trottoirs sont le théâtre enjoué de la vie de quartier. Le dimanche, jour de la messe, les femmes sont enchapeautées et les hommes fringants. Harlem est beau, euphorique. Discussions de voisinage, partie de Blitz (partie d’échecs chronométrée) au bord du boulevard Malcom X (ou Lenox avenue, c’est selon), musique hip-hop dans un Hummer à grosses enceintes… J’ai envie de m’asseoir sur un perron, avec ce couple de petits vieux, accent « God damned good » à couper au couteau, qui laissent tranquillement le temps passer au son de leur vieux transistor.

Au fil de la musique jazz et latino

Brooklyn, au pied du pont, New-York

Le Pont de Brooklyn      © Jean Tiffon

Suivez la musique et faites un crochet par l’Apollo Theater, temple du jazz, qui continue de présenter les mythiques « Nuits des amateurs », tous les mercredis soirs. Dans la partie Est d’Harlem, on bascule côté latino. Au son du « merengue », on admire les formidables étalages de fruits, opulents, qui ouvrent l’appétit. « Spanish Harlem » a d’abord été investie par les Italiens puis dès les années 1930, par les Portoricains. Ce district nous réserve de bonnes surprises, comme ces fameuses fresques murales (en particulier la réplique de Guernica par James de la Vega), qui illuminent les rues. De nombreux artistes et musiciens ont laissé leur empreinte sur ces lieux, comme Tito Puente ou Julia de Burgos, l’une des plus grandes poétesses de Porto Rico.

Brooklyn, le New York “arty”

De l’autre côté du pont de Brooklyn, le quartier Williamsburg-Bushwick est depuis quelque temps considéré comme « the place to be » par les joyeux porte-drapeaux de l’avant-garde, les hipsters. La vingtaine, chemises de bûcheron et lunettes à grosses montures, l’apparence bohème et l’allure androgyne sont soigneusement entretenues. Cette faune chatoyante s’active dans les fripes vintage et va bruncher dans les cafés bio. Cousins éloignés de nos « bobos » parisiens, ils participent activement à la vie nocturne. Un expatrié français à New York me conseille vivement l’Union Pool et The Woods, deux bars dansants à l’ambiance rock électrique. Au passage, passez donc prendre un délicieux taco dans un de ces camions garés sur les trottoirs de Bedford Avenue ou dans la cour de l’Union Pool. Bushwick, c’est aussi le coin des artistes. Les plus reconnus, qui habitent Manhattan, viennent installer leur atelier ici, au cœur du New York underground. A la tombée de la nuit, je me délecte à parcourir Brooklyn Heights et ses anciennes usines désaffectées.

Coney Island, une pause tranquille hors de la ville

Une ligne de métro m’emmène à l’extrémité de Brooklyn, à Coney Island. La plage est bordée d’une longue promenade en bois qui mène à Little Odessa, le quartier russe. Je pense à la voix rauque de Tom Waits, dans « Coney Island Baby » et me dis que cette chanson mélancolique et suave s’accorde parfaitement avec l’esprit du lieu. Je me demande pourquoi ce petit bout de terre loin de la cohue me charme tant. Coney Island a connu des périodes fastes mais semble aujourd’hui un peu délaissée, et c’est peut-être ce qui fait son charme. L’énorme parc d’attraction semble abandonné, le temps s’est arrêté.

Queens, le nouveau Brooklyn ?

A l’est de Manhattan, Queens est le quartier le plus étendu (290 kilomètres carrés, deux fois plus grand que Paris) et le plus métissé de la ville. Depuis longtemps, les immigrés de tous les continents s’y installent pour sa proximité avec Manhattan et ses loyers modérés. Longtemps banlieue-dortoir, le quartier devient de plus en plus attrayant. Au nord-ouest, Astoria héberge le Kaufman Studio, légende du studio de cinéma. Queens fut l’épicentre de l’activité cinématographique avant qu’Hollywood ne lui vole la vedette. Le Museum of the Moving Image retrace cette histoire glorieuse. A ne pas rater non plus, le PS1, annexe du MoMA (Museum of Modern Art) au bord de l’eau, dédiée à la création contemporaine et aux expérimentations artistiques. En été, ses jardins accueillent les « Warm up party » le samedi après-midi, où sont aménagées des pistes de danse en extérieur. Pour les hipsters new-yorkais, l’endroit est devenu beaucoup plus branché que n’importe quel club de Manhattan !

Les fameuses "brownstone houses" de Harlem à New-York

Les fameuses « brownstone houses » de Harlem à New-York      © Jean Tiffon

En parcourant les « boroughs » extérieurs, on découvre l’autre New-York, plus vivante, plus humaine, marquée par l’histoire de ses communautés. Pas besoin de monter dans les hauteurs pour ressentir l’esprit new-yorkais !

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