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Que faire dans les environs d’Istanbul ?

Que faire dans les environs d’Istanbul ?

Mis à jour le 9 janvier 2019 | ,
Publié le 30 octobre 2014

Par l’équipe du guide Évasion

Istanbul est une destination inoubliable : un coucher de soleil sur la Corne d’Or, un appel lointain du muezzin, le chatoiement des mosaïques byzantines, ou les couleurs de ses bazars… Vous avez envie d’y séjourner, d’y retourner ou d’y rester plus longtemps ? Les environs de la ville recèlent aussi de très belles surprises !

Croisière sur le Bosphore

Un séjour à Istanbul se complète agréablement par la (traditionnelle) croisière en ferry sur le Bosphore, long détroit de 32 km qui relie la mer de Marmara (au S) à la mer Noire (au N). Laissez-vous tenter par cette promenade qui vous fera zigzaguer d’une rive à l’autre et de port en port, tout en vous faisant découvrir les plus beaux palais, villas et yalı jalonnant les rives. À vous ensuite de choisir votre village pour déguster un poisson grillé, confortablement installé à une terrasse au bord de l’eau !

 

bosphore

Le Bosphore
     © Julie Wood

 

Voici une petite liste des beautés que vous rencontrerez :

La rive européenne : vous commencerez par la forteresse de Rumeli (ouv. t.l.j. sf mer., 9h30-16h30, entrée payante). Trois mois suffirent à Mehmet II pour édifier cette impressionnante construction, qui complétait le système de verrouillage du Bosphore avec Anadolu Hisarı (le fort délabré situé sur la rive opposée). Vous verrez ensuite le parc princier Emirgan, parsemé de parterres de tulipes, et agrémenté de trois pavillons du XIXe s. : le Kiosque jaune, le Kiosque rose et le Kiosque blanc, reconvertis en cafés et en salle de concerts. Si vous voulez voir d’autres pavillons, n’hésitez pas à visiter Maslak. Cette résidence de chasse comporte cinq pavillons nichés dans des jardins !
La rive asiatique : le palais de Küçüksu est un must. De style baroque (1857), il est situé près des Eaux-Douces d’Asie, une prairie plantée d’arbres centenaires, que la haute société ottomane gagnait jadis en caïque pour ses parties de campagne. Visitez également Anadolu Kavagi, village réputé pour ses restaurants de poisson. Il se situe au terme de la croisière. N’hésitez pas à monter jusqu’à la forteresse médiévale, remaniée par les Génois au XIVe s., d’où vous jouirez d’une vue grandiose sur l’embouchure du Bosphore dans la mer Noire !
Où prendre le bateau ?
À l’embarcadère d’Eminönü (station de tramway T1 Eminönü). 2 croisières/j. (à 10h35 et 13h35), et départ supplémentaire en été (à 12h). Le billet donne la possibilité de descendre dans n’importe quel port et de reprendre plus tard sa route. Comptez env. 25 TL pour l’A/R.

 

Forteresse Rumeli ©Mehmet Cetin - Shutterstock

La forteresse de Rumeli
     © Mehmet Cetin – Shutterstock

Les quartiers de la rive asiatique

Saviez-vous que plus du tiers de la population stambouliote habite dans les quartiers asiatiques, sur l’autre rive du Bosphore ? À Usküdar, le faubourg asiatique dévoile son caractère populaire dès la sortie du débarcadère : cireurs de chaussures guettant le client, marché de rue animé, cafés typiques… À proximité se dressent trois mosquées : la Mihrimah Camii, la Semsi Pasa Camii et la Yeni Valide Camii. Le palais de Beylerbeyi, quant à lui, arbore une belle façade baroque. Édifié en 1865 par les frères Balyan, il s’agit de la résidence d’été du sultan Abdülaziz. Côté Bosphore, deux kiosques d’embarquement réceptionnaient les caïques. À l’intérieur comme à l’extérieur, admirez donc les effets d’escaliers ! Le dispositif interne est une transposition fidèle de l’habitat ottoman. Le palais comporte deux sections accessibles par des entrées séparées : la partie officielle et la partie privée, qui s’articulent de part et d’autre d’une vaste pièce centrale, tenant lieu ici de salon d’apparat.
Où prendre le bateau ?
Liaisons en bateau ultra fréquentes depuis les embarcadères de Kabataş et d’Eminönü.

Les îles des Princes en trois étapes

Laissez derrière vous la ville, son agitation et sa circulation, et promenez-vous en calèche ou à vélo au milieu de vieilles demeures en bois ou d’une pinède… Parenthèse enchantée dans l’archipel où furent relégués les princes à l’époque byzantine, puis les chiens errants à l’époque ottomane, un petit paradis que colonisèrent les Juifs et les Arméniens à partir du milieu du XIXe s…

1) Kınalı Ada et Burgaz Ada
Kınalı Ada, la première île rencontrée, est aussi la plus petite (1.3 km2). L’ « île du Henné », ainsi nommée à cause de la couleur de sa terre, est encore majoritairement peuplée d’Arméniens. Burgaz Ada, (l’escale suivante), est à peine plus grande, mais bien moins urbanisée. Son quai bordé de tavernes et hanté par de nombreux chats incite à faire une pause, et ce d’autant plus que l’île possède des criques propices à la baignade. Malgré tous ses atouts, Burgaz Ada est pourtant moins fréquentée que ses deux grandes sœurs, Heybeli Ada et surtout Büyük Ada. À bon entendeur…

2) Heybeli Ada
Son embarcadère, bordé de maisons traditionnelles en bois, de cafés et de restaurants, ressemble à une vraie carte postale ! Impossible de manquer, sur la gauche, l’École navale turque, installée à l’emplacement d’un ancien couvent, où sont formés les cadets de la marine. Plus encore que les autres îles des Princes, Heybeli Ada reste chère aux yeux des Grecs orthodoxes. Le monastère de la Sainte-Trinité, dans les hauteurs, était la demeure d’été des religieux. Les popes venaient s’y former jusqu’à la fermeture du séminaire, en 1971.

3) Büyük Ada
La « grande île » est aussi la plus visitée (comptez 2 à 3h pour en faire le tour à pied). Hors saison, c’est un havre de paix où s’exila Trotski et dont profitent de rares privilégiés, écrivains, architectes, avocats et descendants de grandes familles. L’une des curiosités est le « terminal » des calèches, proche de l’embarcadère : plus de 200 cochers – tous kurdes – attendent les visiteurs pour leur proposer le tour de l’île. La principale attraction de Büyük Ada, reste cependant l’ensemble de yalı édifiés après 1875 par des notables arméniens, levantins et surtout juifs. Dans la rue principale et autour, et ce malgré les destructions, s’offre un festival de tourelles en bois, de toits pointus et de courbes, en un mot d’extravagances et de styles ! En empruntant une calèche ou en louant un vélo, vous irez ensuite découvrir la magnifique pinède couronnant l’île. Il faudra marcher environ 20 min pour atteindre le point culminant, à 200 m, occupé par le monastère Saint-Georges.
Notre conseil : Évitez absolument les week-ends à la belle saison, car il y a foule, en particulier à Büyük Ada.
Départ et arrivée : embarcadère de Kabataş. Environ 10 départs/j. Prévoyez 1 journée. Env. 12 TL A/R.

Buyuk Ada ©Faraways - Shutterstock

Buyuk Ada
     © Faraways – Shutterstock

 

Image à la une : Colline de Galata ©Viacheslav Lopatin – Shutterstock
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